My Head Is an Animal – Of Monsters and Men

My head is an AnimalSorti le 20 septembre 2011

Le nom du jeune band islandais Of Monsters and Men vous dit peut-être quelque chose, si vous avez entendu les hits Little Talks, puis Mountain Song à la radio. Le groupe, faisant dans la musique folk-indie, nous laisse bercer par leur instrumentation légère (même si le groupe compte six membres) mais extrêmement efficace et un tandem de voix homme-femme qui se complètent bien. L’album My Head Is an Animal s’écoute bien pour toute personne qui veut relaxer sur de la bonne musique.

Pour ceux qui ne connaissent encore rien du groupe, voici un aperçu : beaucoup de guitare acoustique, des harmonies de voix des chanteur/chanteuse, de la batterie qui accentue le rythme sans être lourde et souvent un peu d’accordéon ou de claviers pour agrémenter l’instrumentation. La plupart des chansons sont plutôt mid-tempo, parfois plus rapides ou plus lentes, selon l’émotion, mais pas de changement trop brusque qui fait que l’album s’écoute avec aisance d’un trait.

Fait intéressant à constater, la composition qui semble la moins forte de l’album est probablement la toute première, Dirty Paws, ce qui n’est, normalement, pas un choix judicieux. Mais lorsqu’on passe l’album au complet, on oublie le bref doute qu’on pourrait être tenté d’avoir et on se laisse envoûter par les voix qui se font souvent très douces. Quant à Little Talks, c’est certainement la chanson la plus rythmée, mais la force d’Of Monsters and Men repose dans les chansons plus lentes, mélodieuses; on en a la preuve dans Six Weeks et Yellow Light, qui clôture à la perfection l’album. L’outro en quasi-berceuse nous donne un moment pour nous faire à l’idée que l’album soit déjà fini, tout en douceur. Merci de cette attention, OMAM!

Au niveau des paroles, le groupe touche aux classiques relations humaines, dont l’amour, mais fait beaucoup de références au monde animal, ce qui correspond bien au nom du band et de l’album.

Un point qui mérite d’être précisé pour faire un petit bémol sur l’album (car il en faut bien) : la chanson Love Love Love est très bonne, mais beaucoup moins qu’une version plus épurée et plus rapide par Songbird (le projet solo de la chanteuse Nanna Bryndís Hilmarsdóttir) enregistrée avant. Enfin, la version sur l’album offre une instrumentation certes plus raffinée et se fait plus émotive, mais on est troublés par un long silence de plusieurs secondes avant que la chanson se continue pour ensuite se terminer une minute plus tard. C’est, heureusement, la seule chanson où on nous fait ce coup, le reste étant plus constant.

Autre remarque, l’utilisation des Hey! semble être devenu une mode ces dernières années pour les nombreux groupes indie qui ont décidé de prendre de la place. En tout cas, Of Monsters and Men les utilise sans gêne là où c’est nécessaire pour ajouter à l’énergie. Si ça marche, pourquoi pas? Cela semble bien fonctionner et a peut-être contribué au succès de Little Talks.

Pour le premier album d’un groupe, islandais de surcroît, on a bien le droit de se demander ce qu’Of Monsters and Men peut faire de plus pour pousser davantage son art. Le band nous donnera une réponse avec l’album Beneath the Skin en 2015, qui prendra une tangente plus sombre que dans My Head Is an Animal.

À écouter : Little Talks, Six Weeks, Yellow Lights

8,6/10

Par Olivier Dénommée

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