Siren Song of the Counter Culture – Rise Against

siren-song-of-the-counter-cultureSorti le 10 juillet 2004

Le troisième album du groupe punk-rock a été leur occasion de se faire connaître du grand public. Mais ce n’était pas sans risque dans la communauté punk qui appréciait déjà le groupe et le son qu’il offrait dans Revolutions per Minute; certains ont accusé le band de devenir commercial, surtout avec une chanson acoustique comme Swing Life Away qui a énormément tourné à la radio. Le groupe a tout de même pris cette tangente et n’a pas l’air de le regretter.

Oublions les questions d’opinion, et prenons l’album pour ce qu’il est : une œuvre solide, avec une bonne variété pour un groupe punk. Siren Song of the Counter Culture commence pourtant de façon très hardcore avec State of the Union, où le chanteur Tim McIlrath gueule ses tripes. Dès la chanson suivante, le style s’adoucit un peu, et encore plus à Life Less Frightening. L’écoute pour ceux qui découvrent Rise Against sera certainement beaucoup plus agréable sur ces chansons, «commerciales», que sur celles où celles où le chanteur s’époumone de façon moins élégante. Il arrive quand même de mélanger les deux (musique plus commerciale et voix poussée à ses limites) comme dans Blood to Bleed. On peut considérer Siren Song of the Counter Culture comme un album de transition entre un band punk hardcore et le band punk rock qu’on connaît, avec raison.

Give It All a eu la chance d’être connue par des millions de personnes grâce à son apparition dans un Need For Speed. Cette chanson qui donne une dose d’espoir est en quelque sorte restée une de leurs signatures. Swing Life Away, quant à elle, fait réfléchir si on s’y attarde. On commence à découvrir un côté très engagé à ce band au niveau des paroles et le message ne passerait probablement pas aussi bien en se maintenant dans la musique trop hardcore. C’était donc forcément un «sacrifice» à faire pour pouvoir faire entendre ce que Rise Against avait à dire à plus qu’un public restreint.

En somme, Siren Song of the Counter Culture est un bon hybride entre le «vieux» Rise Against et ce qu’il a produit par la suite. Ayant des bons talents de composition, le groupe a pris la voix de quelque chose de plus mélodique et plus accessible, qui se confirmera avec les albums suivants comme The Sufferer & the Witness ou Appeal to Reason. Cela n’en fait pas moins un bon album qui s’écoute très bien si vous oubliez State of the Union qui voulait juste rappeler aux auditeurs d’où viennent les origines du band.

Après réécoute

Même une douzaine d’années après la sortie de l’album, certaines des chansons sont toujours les compos cultes du band. Ma première évaluation était lourdement affectée par la présence de segments hardcore, ne retenant pas pleinement l’essence de ce que proposait Rise Against déjà dans cet album. Évidemment, le tout sera peaufiné au fil des prochains albums, mais à coup sûr l’album méritait bel et bien de frôler le 8/10.

À écouter : Life Less Frightening, Give It All, Swing Life Away

7,3/10 > 7,9/10

Par Olivier Dénommée

(Modifié le 9 juin 2016)

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