The Doors – The Doors

DoorsSorti le 4 janvier 1967

Le premier album d’un groupe mystique, légendaire et révolutionnaire dans le domaine du rock’n’roll. Avec plus de 50 millions de disques vendus à travers l’histoire, les Doors ont surpris plusieurs générations fanatiques de musique en les propulsant dans ce qu’on appelait à l’époque des transcendances chamaniques. Découvrons ou redécouvrons l’occulte qui occupe l’image des «Portes de la Perception» tout aussi intriguant aujourd’hui qu’hier.

Tout commence en force avec le succès Break On Through qui nous incite littéralement à joindre les mouvements de notre corps aux rythmes de la musique. Une déchéance pour la société, mais une libération profonde pour les jeunes qui vivaient les tourments de la guerre du Viêt Nam (à cette époque, les images de la guerre étaient diffusées à la télévision). La musicalité de l’organiste, Ray Manzarek, offre une structure solide, accompagné par des mélodies et des sons unique de Robby Krieger, le guitariste. L’influence jazz provient directement du percussionniste John Densmore qui utilise allègrement un côté latin, bossa nova tout en incorporant une puissance rock.

La popularité du groupe n’aurait jamais eu lieu sans l’icône dionysiaque du rock, pourrait-on dire également le tout premier à appliquer la philosophie «sex, drugs and rock’n’roll», le très célèbre Jim Morrison. Sa tessiture de baryton transporte un flot d’émotions dans un torrent de poésie similaire à une formule aphrodisiaque très excitante. Sa voix et son physique le trônent au sommet d’un art encore inégalé de nos jours. Il avait le pouvoir de contrôler les foules en suivant le rythme de la musique. Le mélange parfait pour offrir au monde entier une énergie hors du commun.

Vous aimez vivre de nouvelles sensations? Permettez-vous de vivre des folies comme jamais vous n’aurez songé auparavant et vivez l’expérience The Doors. C’est exactement ce message qu’ils prônaient : allez au-delà des limites de la perception. Chercher à comprendre plus loin que le bout de notre nez, exprimer les sensations de l’irrationnel et même vivre des expériences comme jamais vous n’aurez imaginé vivre. L’état d’extase de ces musiciens nous est transmis à travers un temps où tout changeait du tout au tout. Il était primordial, voire vital d’essayer d’atteindre la nature même de ce qui nous est inaccessible. La chanson qui clôture cette album éponyme, The End, est l’exemple parfait pour décrire ce qui est dit ci-dessus. Fermez les yeux et laissez-vous aller dans ce tourbillon de complaisance et d’originalité.

À écouter : Light My Fire, Twentieth Century FoxThe End

8,5/10

Par Nicolas Lamarre-Moreau

(Modifié le 7 juin 2013)

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