Where Philosophers Fall – The Unconscious Mind

PrintSorti le 21 décembre 2012

Lancement officiel le 21 juin 2013

Si, par pur hasard, vous tombez sur une chanson du groupe The Unconscious Mind, elle passera probablement inaperçue au milieu d’une liste de musique black ou death métal. Mais en observant mieux, vous découvrirez qu’il s’agit du premier album d’un band basé sur la Rive-Sud de Montréal, et ça, c’est assez impressionnant. Les groupes de gros métal sont assez méconnus au Québec et cela semble toujours surprenant d’entendre que des gars d’ici puissent sonner comme des scandinaves qui font ça depuis 20 ans, par exemple.

Ainsi, le premier album du groupe québécois, Where Philosophers Fall, sonne extrêmement professionnel. Ce n’est clairement pas enregistré dans un garage miteux avec une équipement trouvé à rabais. Le quintette est solide et la musique jouée est lourde. Même la pochette est professionnelle et ferait rougir d’envie bien d’autres bands à succès. Ce qui est dommage, c’est que The Unconscious Mind sonne justement comme les autres bands du même genre, donc ce sera difficile de se démarquer avec ce premier album, aussi bien réalisé soit-il.

Voici ce qu’on peut y entendre : des riffs et des solos de guitare très mélodiques, avec des claviers qui ajoutent à la mélodie aux moments clés. Ceux-ci font contraste avec la batterie qui joue comme s’il n’y avait pas de lendemain et la basse qui accentue encore plus le beat lourd. Vocalement, ça gueule beaucoup, vraiment beaucoup. La quasi-totalité des chansons sont très intenses, mais parfois on a droit à une pause où on laisse place aux mélodies plus «douces», qui font du bien aux oreilles. The Unconscious Mind nous montre donc qu’il sait faire autre chose que du death/black violent et y aller d’un côté purement mélodique. Dommage que ce sens de la mélodie, très clair au niveau de la guitare et des claviers, ne soit pas plus mis de l’avant à l’exception de quelques chansons.

The Mirror of My Punishment débute avec une intro de piano brève mais agréable. On embarque aussitôt dans le beat plus intense, mais en soi, la chanson est plus smooth que la plupart des autres, si on fait abstraction de la voix d’outre-tombe. La piste suivante, Tale of Creation, est aussi très similaire en énergie : intro de guitare plus douce avant le déluge de notes. Reste que chaque moment où la musique respire permet de mieux apprécier l’œuvre solide de The Unconscious Mind.

Notons que le band chante en anglais seulement, mais jusqu’à un certain point, cela ne fait pas une énorme différence, tenant compte que les paroles sont souvent peu claires. Aussi, avec la qualité du premier enregistrement, on comprend que le groupe ne voulait pas se tirer dans le pied en chantant en français s’il veut aspirer à une carrière mondiale dans les années prochaines. Where Philosophers Fall n’est donc, souhaitons-le, que le début. Si le style ne s’adresse bien évidemment pas à tous et que le band n’ait pas été en mesure dès le premier album de se démarquer clairement de ses inspirations initiales de la scène black et death, on ne peut nier un talent certain qui ne demande qu’à être exploité. Nous verrons dans le futur si le groupe se concentre sur leur côté brutal ou sur des chansons plus modérées comme All End…, c’est donc à suivre!

Il est possible d’écouter et de se procurer leur album ici.

À écouter : Tale of Creation, All End…, Where Philosophers Fall

6,6/10

Par Olivier Dénommée

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