La fièvre printanière – CherryMaze

CherryMazeSorti le 19 juin 2010

Les formations en musique voient naître bien de bons petits groupes éphémères. CherryMaze est né au Cégep de Drummondville et a eu le temps de produire deux albums à mi-chemin entre la musique pop et le jazz. Le second peut se trouver encore, avec un peu de chance, mais n’a rien d’un petit projet étudiant. L’auteure-compositrice-interprète Myriam Noury et sa troupe ont été productifs sur La fièvre printanière, proposant des titres où se mêlent amour et humour.

Cela ne prend que quelques secondes pour savoir où on s’en va avec cet album. J’ai pris un café raconte la triste aventure d’une personne qui n’a pas su résister à la tentation et qui en paie le prix fort! Vous voyez le genre. Myriam Noury ne semble donc pas se prendre tant au sérieux dans l’écriture de ses textes, mais musicalement, on touche quelque chose de très intéressant. Le band joue de la musique, mais on entend que les musiciens ont une formation en jazz. Aucune note n’est de trop, tout contribue à créer une énergie spécifique à chaque chanson. Cela se poursuit donc sur La fièvre printanière, la pièce-titre, où une passe plus folklorique s’ajoute au mélange, en plus des paroles plus intimistes. Il n’y a vraiment rien que CherryMaze ne touche pas.

Si on ne regarde pas d’avance les titres des chansons, on fait le saut à la piste 6 : nous voilà maintenant en anglais! Myriam Noury a parfois trouvé des paroles en anglais qu’elle se sentait moins à l’aise de tranduire. Cela nous donne donc droit à un album bilingue, où les langues ne s’alternent pas, à une exception près : What’s Gonna Happen to the World. De loin son texte le plus engagé, cela nous rappelle que l’artiste est une écologiste convaincue (sa pochette d’album est même faite de carton recyclé, donc elle s’assume à 100%).

Outre le changement de langue, on entend une différence entre le début et la fin de l’album. En fait, on dirait que la chanteuse se sente plus à l’aise de faire des chants plus mélodiques dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière. C’est peut-être une coïncidence, mais c’est une constatation. Les sujets, quant à eux, ne changent pas beaucoup entre les langues, quoi qu’on perd quand même un petit peu de son côté humoristique à la J’ai pris un café ou Dommage du début d’album.

C’est donc ça, CherryMaze : un univers tellement complexe qu’il en contient deux dans un même album. Malheureusement, il est peu probable que le groupe produise d’autres albums, ses membres étant éparpillés dans la province. Mais chose certaine, Myriam Noury n’a pas fini de faire de la composition, donc il se peut fort bien que vous entendiez encore son nom dans les prochaines années.

À écouter : Je rêve la ville, Baby, I’ll Take it Slow

7,3/10

Par Olivier Dénommée

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