Enter – Within Temptation

within temptation enterSorti le 7 avril 1997

Le tout premier album du groupe néerlandais Within Temptation est, il vaut mieux vous en avertir tout de suite, extrêmement sombre et lourd. Le groupe a commencé sur une touche très gothique, et cela se sent aisément dans ce premier opus, Enter. Des chansons lentes, chargées sont au menu ici. Et plusieurs chansons laissent place à des lignes vocales masculines où les voix caverneuses sont à l’honneur, ce qui fait très différent de la voix cristalline de Sharon del Adel.

Cela fait donc un premier album dirigé directement à un auditoire intéressé par le style gothique, avec quelques accents un peu plus symphoniques (les claviers recréent de nombreux sons de cordes). Évitez d’écouter l’album si vous n’êtes pas dans le mood pour une telle énergie. Mais une fois que cette information est bien assimilée et que vous avez en tête qu’on n’a pas affaire à quelque chose de joyeux ici, il faut reconnaître qu’il y a un certain talent. Celui-ci n’est pas encore bien peaufiné, mais il est indéniable. Les arrangements, tous très lourds et lents, finissent par se ressembler, et les lignes de claviers sont, avec la voix de la chanteuse, les éléments les plus agréables à écouter tout au long de l’album Enter.

On a droit à une piste instrumentale, Blooded, mais le groupe ne semblait pourtant pas prêt à mettre une chanson sans parole, puisqu’il semblait y avoir un vide. Et, comme mentionné plus haut, plusieurs chansons mettent en vedette un chanteur mâle, qui s’adonne au growl pourtant associé au death métal. Le style musical ici n’est pas tout à fait approprié à ce genre de ligne vocale, mais ça rend les chansons plus lourdes encore qu’elles sont, pas de doute. C’est seulement peut-être un peu maladroit de la part du groupe d’en mettre autant. Mais comme c’est un premier album, Within Temptation peut se permettre de genre d’erreurs.

Bref, l’album Enter risque d’intéresser les amateurs d’un style plus lourd, plus mélancolique, plutôt que ceux qui veulent quelque chose d’épique et de violent. Cela fait en sorte qu’il n’est pas conçu pour toutes les oreilles, sans être entièrement désagréable pour les curieux.

À écouter : Restless, Pearls of Light, Candles

5,7/10

Par Olivier Dénommée

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