Bon Iver, Bon Iver – Bon Iver

bon-iverSorti le 20 juin 2011

Avertissons tout de suite ceux qui ont écouté le premier album de Bon Iver, le second opus studio simplement intitutlé Bon Iver, Bon Iver a perdu ce style épuré qui avait fait sa popularité. À la place Justin Vernon et son band vont dans une direction très différente, avec plusieurs chansons à l’orchestration puissante et raffinée. De plus, le concept de l’album tourne autour de différents noms de villes. Cela peut sembler spécial sur le coup, mais le résultat est très intéressant.

La première chanson de l’album, Perth, nous rassure rapidement sur la qualité du produit. Une chanson très solide mettant de l’avant une instrumentation chargée. En plus des guitares qui appuient la voix assez aérienne, des cordes, des brass, et des percussions puissantes accentuent avec brio une bonne partie de la chanson. Celle qui suit, Minnesota, WI, a aussi une instrumentation intéressante quoi que déjà moins chargée. Dommage, toutes les compositions ne sont pas aussi intenses que celles-ci, mais elles ont toutes un petit quelque chose.

Les chansons suivantes sont plus «guitaristiques», comme Holocene, Towers ou Michicant, revenant à un son déjà un peu moins chargé que le début de l’album. Il est vrai que Justin Vernon tenait à explorer divers styles dans ce deuxième album studio. D’ailleurs, Towers pourrait être presque qualifié de indie-country, si le style existe. Spécial, mais ça sonne étrangement pas si mal!

Dans Hinnom, TX, Bon Iver nous arrive maintenant avec des effets de délais presque abusifs, mais juste assez contrôlés, et plusieurs petits sons électroniques parsemés entre les pads de piano. L’ambiance est bien particulière, mais la chanson passe assez vite et on change d’énergie immédiatement après. La chanson Wash. prend le relai, continuant à mettre le piano à l’avant-plan, mais en ajoutant plutôt des violons plutôt que des effets. Le tout combiné aux voix du groupe, on se laisse porter pendant les 4 minutes 58 de la chanson.

La composition Calgary avait été sélectionnée pour être diffusée avant les autres, pour faire connaître l’album. Le choix s’imposait de lui-même, puisque le titre arrive à mélanger toutes les énergies de l’album. Autant le côté très mollo que le côté percussif, et les jeux de guitare efficace. Tout y passe, en à peine 4 minutes.

La chanson la moins bonne de l’album est probablement celle qui le termine, Beth/Rest. Elle ressemble beaucoup trop à une ballade quétaine (imaginez Les yeux du cœur de Gerry Boulet chanté par Bon Iver, et ça donnerait à peu près ça) comme on en entendait abusivement dans les radios des années 1980, et il elle n’a pas vraiment de lien avec les neuf autres pistes de Bon Iver, Bon Iver. C’est bien triste comme la chanson laisse un arrière-goût étrange en finissant l’album qui est pourtant enlevant du début jusqu’à la (presque) fin.

À écouter : Perth, Minnesota, WI, Wash.

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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