Vampire Weekend – Vampire Weekend

vampire-weekend-vampire-weekendSorti le 29 janvier 2008

Un petit rock indie ensoleillé, ça vous dit? Si la réponse est non, oubliez tout de suite l’album éponyme de Vampire Weekend. Celui-ci contient plus d’énergie positive en musique que tout ce que vous pouvez imaginer, donc autant vous prévenir tout de suite si vous n’êtes pas ouverts à cette idée.

Maintenant que cet avertissement est lancé, voici ce qu’il y a à dire sur ce premier album : il fait vraiment changement de toutes les chansons lentes et dépressives qu’on entend à gauche et à droite. Ceux qui écoutent l’album Vampire Weekend se laisseront bercer au gré du vent chaud sur une plage californienne et vous donnera probablement envie de vous mettre au surf; enfin, pas exactement, mais ce qu’inspire pratiquement chaque chanson. Ça crée une ambiance bien particulière, et c’est bien agréable, à condition que vous acceptiez une immersion totale dans cet album concept.

On remarque, malheureusement, un petit manque de variété d’une chanson à l’autre. Dès qu’on en a entendu 2 ou 3, on se rend compte que les autres ont peu de choses à ajouter. Seulement  quelques rares titres apportent un mood différent, dont la dernière avec un beat plus reggae. Sinon on a rapidement fait le tour. Ceci étant dit, cela ne fait pas de tort d’avoir un indie-rock positif et énergique pour changer.

Les chansons qui marqueront le plus votre imaginaire sont assurément celles qui ont l’instrumentation la plus raffinée, avec des cordes et du clavecin (le groupe aime bien en mettre de temps en temps, pourquoi pas? Le meilleur exemple : M79), et celles qui ne sont pas aussi ensoleillées que les autres (The Kids Don’t Stand a Chance, un reggae qui termine «mal» l’album mais qui se prend bien pour contrebalancer une musique justement trop joyeuse le reste du temps). Les singles de cet opus (Mansarf Roof, Oxford Comma, A-Punk et Cape Cod Kwassa Kwassa) sont bons, mais ne se démarquent pas vraiment du lot, ayant toujours cette saturation d’énergie musicale.

Donc, Vampire Weekend apporte une dose d’air frais dans le monde de la musique indie, mais il ne suffit pas de juste jouer des «tounes d’été» pour faire une révolution. Le band devra diversifier ses sonorités afin d’éviter des redondances inévitables s’il reste dans la même énergie qui a marqué ce premier opus.

À écouter : M79, Bryn, The Kids Don’t Stand a Chance

6,8/10

Par Olivier Dénommée

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