The North Borders – Bonobo

bonobo north bordersSorti le 21 mars 2013

Simon Green, alias Bonobo, a sorti en 2013 un cinquième album sous ce nom, qu’il a intitulé The North Borders. Toujours dans un style downtempo efficace, l’artiste nous transporte dans son monde, tout en douceur et avec juste assez de beat. Quelques collaborations enrichissent l’album, mais les compositions de base sont déjà très intéressantes à écouter et à réécouter.

L’introduction à l’album se fait à travers First Fires, où on entend la voix de Grey Reverend sur des rythmes lents et même un peu mélancoliques. La situation change rapidement, avec Emkay et Cirrus qui suivent avec un énergie plus soutenue et plus lounge. La chanson suivante, Heaven for the Sinner, a une rythmique moins dansante initialement, mais s’écoute bien lorsqu’on s’y habitue. Puis une autre séries de pistes lounge, pour le plaisir des oreilles qui apprécient ce style plutôt facile d’écoute.

L’énergie de l’album change un peu à partir de ce moment; la piste Towers vient changer la donne avec une ambiance déjà plus vaporeuse, tout d’abord avec les sons rappelant ceux du vibraphone, puis avec la voix de Szjerdene. Don’t Wait, juste après, reprend cette énergie et Know You, un peu aussi.

Fin de cette parenthèse plus lente, on revient ensuite, temporairement, dans le l’esprit lounge avec Ten Tigers, avant que Transits ne nous présente un paysage de façon sonore. Cette piste semble, étrangement, être la plus représentative du son que devrait avoir la «North Border» dont il est question dans le titre. Un son à la fois chaleureux mais aussi un peu mystérieux. Évidemment, tout est dans l’inteprétation. Et l’album s’achève après 58 minutes sur Pieces, un peu faible par rapport à d’autres pistes plus puissantes, mais tout de même une composition qui s’écoute bien avec Cornelia à la voix. En fait, la fin de la chanson double très bien la boucle, mais le build-up est un peu lent avant d’y arriver.

Pour résumer l’album The North Borders de Bonobo, on nage entre deux énergies très différentes. Une est plus «classique» au style et incite à taper du pied, l’autre est plus lente, plus mélancolique et semble faire une invitation à la réflexion. Individuellement, les pistes s’écoutent presque toutes très sans problème; ensemble, elles nous bousculent un peu quand on prend le temps de les écouter et de remarquer les différences entre les œuvres. Je n’aurais jamais pensé être ébranlé à écouter du downtempo comme cela.

À écouter : First Fires, Cirrus, Transits

7,9/10

Par Olivier Dénommée

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