Pure Heroine – Lorde

lorde-pure-heroineSorti le 27 septembre 2013

La jeune chanteuse néo-zélandaise Ella Maria Lani Yelich-O’Connor, mieux connue sous le nom de Lorde connaît déjà le succès avec son premier album, intitulé Pure Heroine (elle avait 17 ans en sortant cet album!). Le simple Royals a beaucoup aidé à cette popularité instantanée. Outre ce succès commercial indéniable, son talent vaut-il le détour?

En fait, son style est très accrocheur. Royals, simple et assez minimaliste dans l’instrumentation, rentre au poste, dans le style indie-pop. Mais en écoutant l’album quelques fois, on se rend vite compte que les autres chansons, moins connues, sont aussi sinon encore plus bonnes.

C’est le single Tennis Court qui initie ce premier opus. Bonne rythmique, bonne énergie. Seuls les «Yeah» grave semblent de trop dans cette chanson aux accents synthpop. La mélodie s’écoute aussi bien sur 400 Lux, mais comme elle est précédée d’un single et suivie de Royals, cette chanson passera assurément inaperçue.

Plus loin, on a droit à des chansons légèrement plus space. Ribs par exemple plane un peu plus vocalement, puis Buzzcut Season offre une instrumentation très intéressante, avec une mélodie accrocheuse. S’ensuit Team, qui commence de façon très RbB, mais qui devient aussi très accrocheuse par la suite, surtout dans son refrain.

Vous allez probablement accrocher sur les chansons plus rapides, mais d’autres compositions, comme Still Sane, offrent une perspective différente. C’est plus lent, plus lyrique, plus «intérieur» comme musique. Le mood change temporairement avec White Teeth Teens, mais on termine déjà l’album avec A World Alone, qui finit le tout en douceur. On entend peu de guitares dans l’album, mais elles se prennent très bien à ce moment. Une vraiment belle finale, à la Lorde.

Pour une jeune chanteuse pas encore majeure, pas étonnant que les thèmes des chansons touchent principalement à la jeunesse. Elle n’a pas assez de vécu pour toucher à beaucoup d’autres sujets, ni la maturité, qui viendra avec le temps. Ceci n’est pas un reproche, simplement une constatation. Et puis, les paroles ne sont pas la principale attraction de l’album; les harmonies vocales fréquentes et les rythmes juste assez entraînants font oublier les autres faiblesses. Pour un premier album, cela augure très bien pour la future carrière de la jeune Lorde, qui a un grand talent et semble déjà savoir comment s’entourer des bonnes personnes. Son parcours est à suivre.

À écouter : Buzzcut Season, Team, A World Alone

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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