Crystal Empire – Freedom Call

4.0.1Sorti le 22 janvier 2001

Freedom Call est un groupe qui a toujours été sous-estimé, sous-évalué. Ils alignent pourtant de solides musiciens, particulièrement sur cet album. Citons entre autres l’ex-batteur de Gamma Ray et membre fondateur Dan Zimmermann, le guitariste Sascha Gerstner (qui rejoindra plus tard Helloween), sans compter Chris Bay, chanteur, guitariste principal et seul membre de la formation originale toujours dans le groupe.

Leur deuxième opus, Crystal Empire, est probablement le plus réussi du groupe jusqu’à présent. Dès les premières secondes de l’immortelle chanson Freedom Call, tu sais que l’album sera épique. Tu le sais! Direct! Tout au long de l’album, le mélange de synthés bien placés et de guitares mélodiques à souhait, tout en y incluant une performance solide à la batterie et au chant nous transporte dans leur univers fantastique.

L’album est également un festival de variété tant au niveau mélodique que rythmique, alternant des chansons rapides comme Freedom Call ou Rise Up avec des chansons mid-tempo comme Farewell et des chansons plus lentes comme Pharaoh ou The Quest. Plusieurs chansons de cet album deviendront des classiques du groupe. Citons dans cette liste The Quest ainsi que Freedom Call, souvent jouées respectivement en ouverture de concert et en rappel. Farewell est un autre hymne de l’album, malgré le fait qu’il soit plus tard éclipsé lors des concerts par Warriors, une chanson très similaire qui paraîtra dans l’opus suivant.  Farewell est une chanson presque punk-rock avec pas mal plus de mélodies. Sur cette chanson, Chris Bay arrive vraiment à s’imposer comme guitariste principal avec des mélodies se gravant dans la tête.

Plusieurs chansons de cet album contiennent des chœurs qui ajoutent une dose épique supplémentaire. Parlant d’épique, d’autres chansons comme Pharaoh ou Call For Fame s’imposent comme des incontournables de cet album. Idem pour Heart Of The Rainbow.

Cependant, Crystal Empire n’a pas que des qualités. Oui, les chansons sont majestueuses, épiques, mais elles manquent un peu d’agressivité. Les guitares sont mélodiques, mais pas suffisamment lourdes. Pour certains, cela peut entacher l’expérience Freedom Call, car la plupart de leurs opus souffrent du même problème. Autre petit bémol, je n’ai aucunement parlé de la basse. Pas parce qu’elle est problématique, mais tout bonnement parce qu’on ne l’entend pas suffisamment pour la distinguer.

En bref, à part quelques défauts au niveau du mixage, cet album est un petit bijou du power metal, une œuvre inspirée et créative d’un groupe qui mériterait d’être plus connu, surtout de ce côté de l’Atlantique.

À écouter : Freedom Call, Farewell, The Quest

9/10

Par Sacha Dürig

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