Ni Vent… Ni Nouvelle – Maneige

maneige ni vent ni nouvelleSorti en 1976

Le band de fusion instrumental québécois Maneige y a été d’un album très éclectique avec Ni Vent… Ni Nouvelle. Les sons rock se mélangent à plusieurs sonorités jazz, avec en lead bien souvent de la flute. L’énergie est surprenante et fort intéressante, même pour les non-initiés.

Le Gai Marvin fait office d’introduction, elle part doucement mais arrive à monter à une énergie très jazzy rapidement afin de donner un aperçu de ce à quoi on doit s’attendre à travers l’album de plus d’une quarantaine de minutes. Une brève transition nous amène rapidement à La Fin de l’Histoire, avec une pointe de nostalgie dans l’énergie. La mélodie de flute est touchante, mais ça le devient de plus en plus avec le build-up vers le milieu de la pièce instrumentale avec les cordes! Dommage on change drastiquement d’ambiance en allant plus vite et en mettant en vedette du xylophone. Cette passe est tout de même bonne, mais on aurait bien aimé que la précédente dure plus longtemps. Plusieurs petits passages de la pièce font vaguement penser à d’autres musiques plus récentes. On réalise que ces musiques ont peut-être en fait été inspirées par Maneige, qui a été très actif dans les années 1970 dans le paysage québécois.

Les Folleries offre un début plus folklorique, mais cela ne dure guère, puisqu’on tombe rapidement dans des confrontations de virtuosité aux instruments après un build-up très évident. Cette composition est peu marquante, mais elle met beaucoup plus en vedette chacun des musiciens du band où ils ont tous leur petit moment de gloire. Après ces élans, on s’adoucit avec Les Épinettes. Pas beaucoup plus lente, mais beaucoup plus douce et beaucoup moins chargée. On sent presque le vent souffler entre les arbres qu’on imagine. Le retour des violons est aussi fort bien apprécié. À l’approche de la fin de la pièce, on monte d’un petit cran l’intensité, sans rien enlever à la beauté de la piste. Mambo Chant semble décidé de garder cette même énergie pour ses premières secondes, avec le piano en solo pendant une quarantaine de secondes avant d’inviter les autres instruments. On varie ensuite entre une ballade semi-rapide et un mambo semi-lent. Pas évident à décrire, c’est tout de même plutôt agréable à écouter.

On opte pour une énergie légère sur le début de Douce Amère. La mélodie au xylophone aide beaucoup à créer cette fameuse énergie. Mais on ne la gardera pas très longtemps, puisqu’on passe à une mélodie solide à la guitare avec une ambiance plus rock. Retour de la légèreté sur Le Gros Roux. Au Clair de La Prune offre deux énergies distinctes. La première fait presque big band avec les brass au lead. La seconde offre de la douceur avec la flute et l’instrumentation plus discrète derrière.

11 juillet, après une intro lente et mystérieuse, frappe fort avec un jazz solide. Le tout suivi d’une pièce à la Benny Hill, Time Square. Brève, rapide, upbeat. Dans la version originale de l’album, c’est d’ailleurs cette pièce qui a le dernier mot, après 40 minutes de musique et passant toutes les émotions ou presque.

À écouter : Les Épinettes, Mambo Chant, Au Clair de La Prune

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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