Winter Process – The Octaves and Eagles

Octaves and Eagles Winter ProcessSorti le 25 avril 2014

The Octaves and Eagles avait sorti un premier EP en 2013, Within the Mothership, qui était loin d’être concluant. L’effort et l’intention y étaient, mais pas le résultat. Moins d’un an plus tard, la question qui se pose est la suivante : le groupe de prog rock montréalais a-t-il assez évolué pour que le nouveau EP, Winter Process, passe le test?

Disons-le tout de suite : Winter Process n’a pratiquement rien en commun avec son prédécesseur, du moins musicalement. L’enregistrement des instruments a atteint un niveau très professionnel, et les arrangements sont, en général, beaucoup plus soignés.

Maintenant que les comparaisons sont finies, passons à l’essentiel : la musicalité de ces quatre nouvelles compositions. Charles B. Darrow (le nom de celui qui a inventé le jeu de Monopoly, pour information) commence très bien, avec une belle intro instrumentale qui amène à une ambiance un peu psychédélique bien ficelée. Cependant, c’est un peu gâché lorsque la voix entre en jeu. Une voix malheureusement criarde et peu mélodieuse, ajoutée à beaucoup de reverb. Elle ajoute à l’ambiance psychédélique, mais n’est clairement pas le meilleur élément du mix. La compo, qui dure près de 12 minutes, contient tout de même une large portion seulement instrumentale, ce qui permet d’apprécier les arrangements des Octaves and Eagles et les diverses énergies créées par leur musique. La passe à l’orgue (aux trois quarts environ) est particulièrement mémorable.

Vient ensuite la pièce-titre du mini-album, Winter Process. Une fois de plus, très belle introduction, jusqu’à ce que la voix arrive. Sans réverbération cette fois, on entend très clairement les faiblesses du chanteur. De plus, la ligne mélodique ne semble pas suivre l’énergie musicale derrière. C’est dommage parce que la musique est vraiment intéressante à entendre mais elle est souvent relayée au second plan dans le mixage dès qu’il y a du chant.

La même histoire se répète sur Paul McCartney et sur Mrs Valium, qui complètent l’album. Paul McCartney, musicalement, semble aller en terrain plus connu (du moins la chanson semble contenir des éléments plus familiers) et Mrs Valium est probablement la compo où la voix du chanteur colle le plus à l’ambiance musicale. L’ambiance space à souhait justifie un peu plus la ligne vocale. Malgré cela, les compositions les plus fortes restent les deux premières.

The Octaves and Eagles viennent de loin dans leur processus et le progrès est remarquable. La prochaine étape sera probablement de faire un choix très important : soit changer de style pour mieux coller à la voix du chanteur, soit changer de chanteur (ou au moins travailler sa technique), soit carrément songer à faire de la musique instrumentale. Car les pièces de l’album Winter Process auraient très bien pu jouer sans parole et auraient été particulièrement agréables à écouter.

Cet album est disponible pour écoute sur la page BandCamp du groupe montréalais.

À écouter : Charles B. Darrow, Winter Process

6,2/10

Par Olivier Dénommée

2 commentaires sur “Winter Process – The Octaves and Eagles

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