This Is How I Let You Down – The Franklin Electric

Franklin ElectricSorti le 6 mai 2014

Le jeune groupe montréalais The Franklin Electric s’inscrit dans l’importante vague indie-folk qui déferle sur le monde de la musique actuelle. Cela n’empêche pas la formation d’attirer l’attention avec des chansons accrocheuses et, admettons-le, assez familières. Même le nom du band a quelque chose de familier.

Le band dirigé par Jon Matte utilise assez allègrement des thèmes connus qui font que même à la première écoute de l’album, on sent qu’on l’a déjà entendu. C’est à la fois un défaut et une grande qualité. Un défaut parce que l’originalité n’est pas tout à fait au rendez-vous. Un bon coup parce que vous allez peut-être vous creuser la tête pendant quelques écoutes pour mettre le doigt sur la similarité avec une autre chanson, même si vous sentez qu’elle est bien évidente.

Strongest Man Alive débute ce premier album avec une intro à la Half Moon Run, en plus folk. Cela prend près de la moitié de la chanson pour que tout le band entre en jeu, mais l’attente en vaut la peine. L’ajout des cuivres est subtil mais fort apprécié dans le mix sonore, mais le build-up ne va pas beaucoup plus loin après ça.

Unsatisfied a un petit quelque chose dans la mélodie du couplet qui rappellera la chanson Amsterdam du premier album d’Imagine Dragons. Encore une fois, en plus folk et plus doux. Le refrain, au moins nous amène vraiment ailleurs. Vient ensuite This Is How I Let You Down, pièce titre de cet opus, où on remarque une similitude frappante avec la voix de Chris Martin, le chanteur de Coldplay. Par contre, la chanson manque un peu d’énergie. Normalement une chanson plus douce se prend bien mais comme l’ambiance n’est déjà pas intense dans les chansons qui bougent plus, cela alourdit un peu l’expérience jusqu’aux deux tiers de la chanson où on a droit à une énergie plus planante qui se prend bien. Dommage que cela ne vienne pas plus tôt!

Old Piano a gagné un prix de chanson en 2012, et avec raison : c’est un des titres les plus accrocheurs et les plus chantants, sans que l’instrumentation ne soit la plus sophistiquée de l’album. Les cuivres se font entendre de temps en temps, comme sur plusieurs titres de l’album, et on l’apprécie sans y porter attention. Lorsqu’on arrive à Uninvited (Storm), les trompettes prennent momentanément la place. Cette fois, c’est vaguement le style de The Cat Empire qu’on peut entendre.

Watching From a Rooftop offre un bon beat de drum qui complimente bien la mélodie. Les trompettes doivent aider un peu, mais rendons à César ce qui appartient à César : la batterie fait un très bon boulot sur cette chanson. Running, quand à elle, est folk à souhait, avec une intro de trompette qui ajoute une nouvelle dimension. Sans parler des cordes qui font un très bon travail, encore meilleur que les cuivres. Cela rend cette chanson plus émotive encore.

Et l’album se termine sur une version «orchestrale» de Unsatisfied. C’est la même chanson avec plus de cordes. Elle est aussi bonne que la première, juste légèrement différente dans l’énergie.

Bref, ce premier album des Franklin Electric ne manque pas de liens à faire avec d’autres chansons dans le registre folk, indie ou même pop. Le groupe a un sens de la mélodie indéniable, mais il ne manque que des compositions vraiment uniques pour arriver à véritablement tirer son épingle du jeu. À suivre au fil des prochains albums.

Il est possible d’écouter l’album sur la page BandCamp du groupe.

À écouter : Unsatisfied, Old Piano, Watching From a Rooftop

7/10

Par Olivier Dénommée

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