Ruiner – Whores.

Whores. ruinerSorti le 20 décembre 2011

C’est toujours un pari risqué que de faire une critique d’album d’un groupe que l’on ne connait pas. Quelques fois, on peut tomber sur de belles surprises comme l’on peut tomber sur un groupe comme Whores.. (Si vous voyez deux points l’un à la suite de l’autre, ce n’est pas une erreur, le nom du groupe s’écrit avec un point à la fin) L’album ici critiqué est le premier effort du groupe, un EP sorti en 2011 et seul album complet du groupe que j’ai trouvé sur Youtube. J’ai bien fait de ne pas aller sur iTunes ou Amazon pour acheter un album plus récent, car je n’ai vraiment pas aimé ce que j’ai entendu et, en écoutant les quelques morceaux des autres albums disponibles sur leur Bandcamp, je constate que ça ne s’est pas amélioré avec le temps.

Les autres albums semblent posséder les mêmes qualités et les mêmes défauts que Ruiner. Commençons avec les qualités. Le son a bien été mixé et la guitare sonne quand même bien. Voilà. C’est tout ce que j’ai apprécié de cet album.

Cet album est d’un ennui mémorable. Tellement ennuyeux et répétitif qu’avant même de finir l’album d’environ vingt minutes, j’en avais oublié le début. Ce qui a fait en sorte que j’ai dû me le retaper, prolongeant un moment de souffrance que j’aurais espéré court.

La qualité des chansons laisse à désirer, prenant une petite idée de riff, parfois bonne, parfois moins, et la répétant pendant plusieurs minutes. Les gens appellent ça du stoner rock, moi j’appelle ça de la merde.

La qualité des musiciens me laisse également à froid. Je ne me souviens pas avoir déjà vu des musiciens aussi peu connectés par le tempo (Tool ne compte pas, car les musiciens suivent peut-être un tempo différent, mais ils le suivent). La basse et la guitare sont les deux seuls instruments à être possiblement sur le même tempo, le chanteur, qui d’ailleurs a une voix horrible selon moi, essaie de chanter un peu n’importe quand et un peu n’importe comment et le batteur a le syndrome de Lars Ulrich.

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le syndrome de Lars Ulrich, c’est un concept que j’ai inventé lors de l’écriture de cette critique pour désigner un batteur qui ne suit pas le tempo, donc qui a tendance à ralentir ou à accélérer pendant une chanson, rendant la partition de batterie en décalage avec les autres partitions et donnant une impression de nonchalance au niveau de l’effort du batteur. Pour ceux qui se demandent son origine, allez voir une vidéo récente de Metallica en live (n’importe quelle chanson, mais de préférence un classique comme Master of Puppets ou Enter Sandman) et essayez de suivre le tempo de Lars Ulrich, le batteur.

Bref, pour conclure, cet album a été mal écrit, mal composé, mal exécuté, mais bien mixé et les instruments (sauf le chant) sonnent bien. Les fans de noise ou de stoner y trouveront peut-être leur compte, mais ce ne sera pas mon cas.

L’album en question se trouve sur Bandcamp.

À écouter : n’importe quelle chanson, elles se ressemblent toutes

2/10

Par Sacha Dürig

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