Douce musique de Chine (1) – Hihai

fir pine treesSorti en 2005

Les magasins et l’Internet, deux endroits de prédilection pour faire des découvertes de nouvelle musique. Mais n’oublions pas les musiciens de rue ou de métro, qui réussissent aussi à produire leur musique sur album, voire à les vendre aux passants s’ils aiment ce qu’ils entendent ou sont curieux. C’est un peu ce qui est arrivé avec Hihai, un flutiste asiatique croisé dans le métro de Montréal. Voici la critique d’un album auto-produit en 2005 appelé Douce musique de Chine, le premier d’une série de 3.

Les titres des musiques sont toutes écrites en trois langue : mandarin (je suppose), anglais et français. Pour des raisons de simplicité, elles seront identifiés par le nom français, tout simplement.

Les premiers instants de Deux papillons nous confirment qu’on a droit à un album avec un budget limité, puisqu’on entend très clairement les sons MIDI qui dominent la piste. La flute, au moins, est bien enregistrée, douce et mélodique à souhait. La plupart des pistes ont ce même «problème», de sonner comme une mauvaise toune de karaoké, jusqu’à ce que la flute embarque et nous fait oublier la musique en dessous. Certaines pistes, comme La face de la lune, Chant de l’esclave tibétain libéré ou Cœur en fleur, ont même droit à des voix, elles aussi très bien enregistrées. Les cordes qui se font entendre sur quelques pistes, sonnent relativement bien aussi, tant que Hihai ne pousse pas trop la note (dans les aigus, on reconnait que c’est du MIDI, sinon ça se laisse assez bien écouter). C’est ce qu’il y a à noter pour la qualité des instruments.

Les ambiances ont l’avantage de ne pas être statiques. Il est facile de tomber dans un new age à saveur asiatique, mais on va aussi dans une direction plus «ballade rock» (La face de la lune, Chant de l’esclave tibétain libéré, Cœur en fleur), plus mystérieuse (la première partie de Rencontre dans l’Aobao), voire plus agressive par moments (la seconde partie de Rencontre dans l’Aobao). On a même droit à une pièce à tendance arabe, avec Pourquoi cette fleur est-elle si rouge?.

Certaines pistes semblent remémorer d’autres musiques. Plateau du Tibet pourrait aisément être une pièce de générique d’une télésérie et sonne comme tel. Et mine de rien, les 58 minutes de l’album passent plutôt vite lorsqu’on l’écoute en musique de fond.

Bref, malgré le titre un peu cliché de Douce musique de Chine, on a droit à un album de musique ambiante aux influences multiples, et avec quelques très belles mélodies à écouter lorsqu’on veut relaxer un peu. Le seul gros défaut de cet opus, c’est les sons MIDI trop intenses sur certaines pistes, mais heureusement pas toutes. Avec un peu de chance, les autres albums de Hihai auront amélioré la qualité sonore de ces instruments MIDI.

À écouter : Femme fleur, Gens de bien, vie de paix, À la tienne, mon ami!

6,1/10

Par Olivier Dénommée

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