CHRONIQUE : Festiblues, jour 1

Misteur Valaire par Étienne HamelPar Olivier Dénommée

Critique de salon tenait à ne rien manquer de cette première journée du 17e Festiblues international de Montréal. Nous (mon photographe et moi) sommes arrivés juste à temps pour assister à la prestation d’Oliver Charles et sommes restés au devant de la scène Loto-Québec le reste de la soirée. Compte rendu du jour 1 du Festiblues.

Oliver Charles, 18h30

Le jeune auteur-compositeur-interprète de 24 ans a inauguré la grande scène pour un bref set d’environ une demi-heure. Plus folk-pop que blues (surtout dans sa voix, plutôt douce), il a tout de même réchauffé le cœur des personnes présentes devant la scène, le tout en formation trio (il était accompagné d’un guitariste et d’un bassiste). Il est parti en promettant d’un show en «full band» plus tard en soirée dans un des bars aux alentours du Parc Ahuntsic, mais nous n’avons pas eu l’occasion de constater cette énergie, nous «contentant» d’une ouverture douce mais finalement assez agréable. Note du photographe : il était dur à capter les yeux ouverts!

Oliver Charles par Étienne Hamel

Marie-Ève Fournier, 19h

Lorsqu’elle a été présentée, on disait d’elle que c’était impressionnant qu’une telle intensité puisse sortir d’un si petit corps. Je pensais que c’était exagéré jusqu’à ce qu’elle commence à chanter. Marie-Ève Fournier, qui s’est démarquée en passant à La Voix (elle s’est rendue en demi-finale), semblait très heureuse d’être au Festiblues et a offert une prestation assez impressionnante. Accompagnée de solides musiciens, elle a navigué dans un répertoire assez éclectique mais toujours tout en blues, passant de Led Zeppelin à Céline Dion, en passant par Dany Bédar, son amoureux. Et entre les chansons, elle a montré son sens de l’humour et sa proximité avec son public. Même si elle avait parfois de la difficulté à se souvenir l’ordre des chansons dans le set, lorsque la toune commençait, rien ne l’arrêtait. Elle a fini en lançant un clin d’œil aux organisateurs, les poussant à la réinviter l’an prochain. Avec le show qu’elle a offert au public, ça ne serait pas une mauvaise idée de l’entendre de nouveau dans un prochain Festiblues.

Marie-Ève Fournier par Étienne Hamel

Plateau Slam, 20h

Le slam occupe une place très spéciale dans cette 17e édition, et ce premier spectacle mettant en vedette cette discipline en est la preuve. On a d’ailleurs invité deux grosses pointures du slam québécois, David Goudreault et Mathieu Lippé, sur la scène Loto-Québec. Goudreault, entouré de musiciens, a offert une prestation bien sentie, même si on a appris à la fin qu’il avait bien failli ne pas se présenter en festival parce que sa blonde avait accouché récemment et qu’il avait passé toute la semaine à l’hôpital. Il a gagné le sourire et a offert quelques très belles lignes, autant dans un registre engagé que plus léger. Son slam avec les marques de voitures était particulièrement efficace, voire étourdissant par moments. Musicalement, c’était assez blues-rock, mais le travail au mixage a vraisemblablement été bâclé parce que les paroles de David Goudreault manquaient bien souvent de définition, se perdant dans les instruments. Dommage parce que les paroles est, normalement, ce qui compte le plus dans un slam!

Montage slamHeureusement, cela semble s’être arrangé pour la performance de Mathieu Lippé. Moins agité que son comparse, il était aussi à la guitare sur plusieurs chansons, offrant des moments slammés mais aussi des chansons dans un registre plus pop. Il a même invité Marie-Ève Fournier le temps d’une chanson. Les musiciens avec lui, pour la plupart les même qu’avec David Goudreault, ont aussi bien livré la marchandise. Les amateurs de slam ont assurément passé un bon moment et même les non initiés comme moi ont été surpris par l’efficacité et la force de certaines lignes du chanteur.

Misteur Valaire, 21h15

Pour terminer cette première soirée haute en couleurs, c’est nul autre que le quintette électro-jazz Misteur Valaire qu’on a invité. Loin d’être un band de blues pur, le Parc Ahuntsic s’était rempli et bien des personnes se sont déplacées spécifiquement pour ce show qui aura duré, en tout, une bonne heure et demie environ. Les gars ont habilement échangé entre instruments réels (batterie, trompette, saxophone, etc.) et synthés, avec une aisance qui nous rappelle pourquoi ils ont acquis une telle réputation avec les années. Les chansons étaient, comme toujours, entraînantes, et les gars semblaient avoir du plaisir à jouer au «nord de la 40 et au sud de Laval», criant qu’Ahuntsic était la paix dans le monde. Le jeu d’éclairage semblait aussi beaucoup plus élaboré pour ce band que pour les autres prestations avant. Le Festiblues voulait mettre le paquet sur le show de fin de soirée, et on n’a pas été déçus.

Misteur Valaire par Étienne Hamel (2)

Le bilan du jour 1 nous indique que ce festival, même s’il ne montre que quatre shows sur la grande scène, va nous gruger beaucoup, beaucoup d’énergie! Aussi, on remarque que l’ouverture du festival était moins «blues» que ce à quoi on peut normalement espérer. Mais comme pratiquement tous les festivals montréalais, il faut parfois ratisser plus large pour continuer à avoir du public frais. Cela permet de varier les plaisirs un peu, même si les purs et durs n’auront probablement pas accouru pour cette première journée!

Le compte rendu du jour 2 ici.

(Crédit photos : Étienne Hamel)

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