Whispers – Passenger

Passenger WhispersSorti le 10 juin 2014

Pour son cinquième album, le britannique Passenger y est allé particulièrement dans la douceur. Whispers semble même assez approprié comme titre d’album. On a droit ici à 11 chansons à tendance indie-folk-pop généralement assez minimalistes, guitare et voix dans bien des cas, avec quelques pistes plus chargées au milieu de tout ça.

L’album a été décrit par Passenger comme étant son opus le plus positif en carrière. Ce n’est pas faux, puisque la plupart des chansons sont jouées dans la gamme majeure, mais n’allons pas jusqu’à parler d’un album «joyeux».

Malgré tout, il faut admettre que ça démarre assez bien avec Coins in a Fountain. Une groove dansante comme Imagine Dragons sait aussi en faire (notamment sur On Top of the World), la voix de Michael Rosenberg saura en envouter plus d’un. Seul un violon en arrière-plan laissera planer une ombre plus dramatique. Ce violon (ainsi que d’autres cordes) se fera entendre sur une bonne partie des chansons de l’album. Une groove rock’n’roll ensoleillée s’ensuit sur 27 avec, encore, des cordes qui se faufilent au milieu.

Après ces deux premières chansons plus chargées, on tombe dans le côté folk de Passenger. Heart’s on Fire est le second single de l’album, mais il y a bien peu de choses à dire si ce n’est que la chanson sonne exactement comme n’importe quelle chanson de indie-folk. Néanmoins, joli violon, une fois de plus! S’ensuit Bullets, une piste qui bifurque dans le country. Cela fait sourciller à la première écoute, mais cette chanson arrive très bien à justifier sa place dans l’album avec les chœurs et l’harmonica.

Golden Leaves revient à quelque chose de plus mélancolique, comme on en avait entendu par le passé. Cette chanson semble aussi une des plus appropriées de l’album, réussissant à donner quelques frissons, grâce, une fois de plus, au travail des cordes! Comme Passenger nous avait promis un album plus positif, Thunder est une chanson upbeat qui fait oublier vos problèmes pendant deux minutes et demi.

De retour au folk, on a droit à quelques chansons qui donnent une forte impression de déjà vu. Surtout avec Rolling Stone qui n’apporte rien de nouveau. Start a Fire a au moins l’avantage d’offrir un folk plus «agressif». Malheureusement, même cette énergie devient répétitive, de même que les autres pistes qui suivent. Cela prend Scare Away the Dark, dernière chanson de l’album Whispers, pour nous sortir de la vague smooth folk-pop qui envahissait cette seconde portion d’opus. C’est aussi le premier single de l’album. Cela donne une finale plus groovy, plus rock, qui boucle la boucle avec la début, mais qui tente en vain de nous faire oublier qu’on s’est endormi sur une bonne partie de l’album.

Il faut donner à l’album qu’il est accrocheur dans la ligne vocale, étant par ailleurs assez simple. Cette simplicité est à double tranchant car on n’a que bien peu de surprises à travers l’opus. Musicalement, il y a des bonnes idées, même si les instrumentations plus folkie n’ont rien de particulier à nous apporter. C’est un album qui se laisse écouter, qui est bien écrit est bien joué, mais qui ne déchaînera pas les passions. Il ne suffit pas de faire des chansons en majeur pour que Passenger réussisse à nous donner du pep. Dommage. Mais chapeau au Enigma Quartet qui a joué toutes les cordes sur l’album. Chaque intervention de cet ensemble à corde était justifiée et apportait vraiment quelque chose sur chaque titre.

À écouter : Coins in a Fountain, 27, Golden Leaves

7,2/10

Par Olivier Dénommée

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s