The Joy of Motion – Animals as Leaders

Animals-As-Leaders-The-Joy-of-MotionSorti le 25 mars 2014

Le band de métal progressif instrumental Animals as Leaders a pris trios ans après le lancement de son deuxième album pour sortir The Joy of Motion, présentant pour la première fois Matt Garstka à la batterie. Le projet de Tosin Abasi ne cesse de repousser les limites et ce troisième opus contient beaucoup de riffs étourdissants et particulièrement lourds.

L’album de 54 minutes ne laisse que très peu d’instants de répit, étant très chargé d’impressionnantes lignes de guitares. Ka$cade débute l’opus et nous plonge rapidement dans le bain. Des riffs rapides, puissants, et qui vous donneront la migraine si vous essayez de les suivre. La batterie ajoute beaucoup à cette puissance, sans essayer d’épater : ce sont les guitares qui ont la vedette. Certaines brèves portions de la compo rappellent un peu le genre de riff qu’on entend dans Panic Attack de Dream Theater. Mais dès qu’on fait cette réflexion, on est déjà passé au suivant.

Lippincott est, pour du progressif, une pièce lente. Elle nous permet un peu plus d’entendre les notes jouées ce qui se prend très bien, même si elle est moins «impressionnante» à l’oreille. Air Chrysalis aussi est dans un registre plus lent, mais elle se démarque du lot parce qu’en plus, elle semble donner plus de place à une vraie mélodie. Sur cette piste, tout est chantant; même la batterie semble faire partie de cette grande mélodie à divers moments.

Another Year aussi se démarque parce qu’on délaisse le côté plus agressif du métal, pour aller vers quelque chose de très groovy. Ce genre de musique passerait aussi aisément pour du jazz fusion. La passe juste après le milieu contribue aussi grandement à cette impression. C’est très réussi, mais dommage que ce soit la piste la plus brève de l’album!

Pour le mélodisme, Physical Education offre plusieurs très belles portions qui valent le détour. La douceur (toujours pour du prod) de The Future That Awaited Me aussi. Le jeu de guitare de Para Mexer est aussi exquis. On retrouve aussi du très beau matériel sur The Woven Web.

Côté agressivité, Tooth and Claw et Mind = Spun ne laissent pas leur place.

Confidence : si un jour je me retrouve dans une poursuite policière, je veux que ça soit sur la musique de la piste Crescent.

Si les pièces durent presque toutes dans les 4 minutes, elles sont assez chargées pour qu’on ait l’impression qu’elles en durent beaucoup plus. Le défaut principal qu’on peut trouver à The Joy of Motion, c’est la redondance occasionnelle. Des riffs impressionnants, suivis d’autres riffs impressionnants, ça en fait beaucoup et on s’y perd si on n’écoute pas très attentivement. Par contre il faut reconnaître que les 12 pièces de The Joy of Motion ont un petit quelque chose bien à elles. Ajoutons que cet album est meilleur à chaque écoute.

À écouter : Air Chrysalis, Another Year, The Woven Web

8,2/10

Par Olivier Dénommée

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