Just Passing Through (The Breithaupt Brothers Songbook, Vol. II) – The Breithaupt Brothers

Layout 1Sorti le 9 septembre 2014

Lorsqu’on pense à des «standards de jazz», on pense à des compositions qui datent bien souvent des années 30 ou 40 et qui ont été reprises des dizaines de fois à toutes les sauces. Pourtant, quand on entend la musique des Breithaupt Brothers (Jeff et Don), on croirait revivre la belle époque des standards… même si on a droit à de toutes nouvelles compositions par ce tandem torontois.

Le titre Just Passing Through (The Breithaupt Brothers Songbook, Vol. II) peut faire légèrement pompeux, mais cela dit ce à quoi aspire le duo : que leurs chansons soient considérés au même niveau que ce que Cole Porter ou les frères Gershwin ont fait par exemple. Mieux encore, il suffit de voir la liste des invités sur ce nouvel pour voir que c’est sérieux. Rox Sexsmith, Kellylee Evans, Emilie-Claire Barlow et Sophie Milman ne sont que quelques-uns des 15 invités de marque de ce nouveau Songbook.

C’est Where Are They Now? qui démarre l’opus, avec Kellylee Evans à la voix. Même avec sept musiciens, on arrive à recréer une ambiance big band efficace mais plutôt smooth. On remédie à la situation immédiatement après avec Songs for Swingin’ Lovers, chanté par Denzal Sinclaire, à la manière d’un Michael Bublé.

Don Breithaupt, dans ses arrangements, a visé dans le mille, couvrant plusieurs styles, passant de a ballade piano-voix (le début de Ghost Writer avec Sophie Milman et The Style to Which I’ve Becore Accustomed, la pièce de fin avec Tyley Ross) à du big band plus énergique ((I’d Like to Think) Maybe He Loves Me avec Heather Bambrick) en passant par la chanson sensuelle avec du sax (Between Me and My Heart avec Emilie-Claire Barlow), sans oublier l’ambiance latine sur Wonder Boy avec Laila Biali et quelque chose de plus funky avec Monkey House sur Where’s Mantis Evar?. En 15 titres, les répétitions sont rares et les arrangements nous amènent dans un espace-temps ambigu, entre le jazz moderne et celui plus «traditionnel».

Pour ce qui est de la force des compositions, cela nous rappelle les progressions et les mélodies de certains standards sans sentir qu’on a cherché à les imiter. Certaines mélodies sont évidemment plus accrocheuses que d’autres, mais aucune composition n’est de trop dans cet album de 64 minutes bien comptées. Mention spéciale à Not You, qui nous rappelle l’ambiance bon enfant de You’ve Got a Friend in Me de Toys Story. Petits sourires nostalgiques en perspective.

Certains médias ont dit «Les États-Unis ont eu les frères Gershwin, le Canada a les frères Breithaupt». Cette affirmation n’est pas très loin d’être vraie, à la différence que ces très belles compositions n’ont pas encore eu l’occasion de passer l’épreuve du temps. Nous verrons bien, mais les frères Breithaupt ont tout de même de quoi être fiers de leur nouveau bébé dans l’immédiat.

À écouter : Songs for Swingin’ Lovers, Ghost Writer, Wonder Boy

8,1/10

Par Olivier Dénommée

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