True That – Michael Cera

michael-cera-true-thatSorti le 8 août 2014

Oui, Michael Cera est l’acteur canadien qui est reconnu pour ses rôles généralement assez awkward à la télé et au cinéma. Mais c’est aussi un musicien et il a lancé, en toute discrétion, un album de pièces assez brèves. Pour quelqu’un qui ne fait pas de la musique sa principale occupation, il offre du matériel intéressant, qui tourne plus ou moins autour du folk.

L’album de 18 pistes commence avec Uhohtrouble, une pièce instrumentale à la guitare où semble être étrangement accordé. Moving In, juste après, passe au piano, avec un enregistrement douteux, mais une mélodie somme toute intéressante. Si les premières pistes font douter du sérieux de l’album, Clay Pigeon (une reprise de Blaze Foley) nous assure qu’il sait bel et bien ce qu’il fait. C’est d’ailleurs une des premières pistes où il chante sur l’album True That (elles sont relativement rares).

L’artiste, clairement, s’amuse et ne stresse à l’idée de faire de la musique qui ne plaira pas à toutes les oreilles. Il passe donc d’un registre extrêmement lo-fi à quelque chose de plus accessible, pour revenir à l’occasion vers une zone plus expérimentale. Comme il serait laborieux de parler de chacune des 18 pistes (dont certaines ne doivent pas être prises au sérieux), voici celles qui se démarquent le plus du lot : Too Much (douce guitare folk au menu), Steady Now (la même guitare, mais ajoutez du reverb et des paroles psychédéliques), Gershy’s Kiss (pièce au piano, mieux enregistrée cette fois), Humdrummin (vous gambadez pendant 45 secondes dans la forêt), 2048 (pièce plus électro-ambiante, presque new age, fort réussie), Ruth (longue pièce folk où on entend à peine la voix), Brat (pas très loin d’une berceuse jazzy), OhNadine (You Were in my Dreams) (la chanson d’amour space de l’opus), et Kettle (autre piste instrumentale au piano qui vaut le détour).

En fait, en écoutant un peu, on réalise vite que les pièces moins sérieuses sont principalement mises au début de l’album; plus on avance, mieux c’est. Et chaque nouvelle écoute permet aussi d’apprivoiser un peu plus la musique de Michael Cera. Même s’il est évident que 18 pistes c’est trop, l’album réussit à avoir une certaine cohérence. Les principales faiblesses sont au niveau de la qualité sonore, plus laborieuse sur certaines pistes. Cela donne, malgré cela, un album où l’acteur nous montre ses multiples talents. Une belle petite découverte.

Il vous est possible d’écouter l’album au complet sur la page Bandcamp de Michael Cera.

À écouter : Clay Pigeons, 2048, Brat

7/10

Par Olivier Dénommée

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