Black Veil Brides IV – Black Veil Brides

Black_Veil_Brides_IV_(Black_Veil_Brides_album)Sorti le 27 octobre 2014

Le quatrième album de Black Veil Brides ne fait pas unanimité, et suscite des réactions très différentes au sein de l’équipe de Critique de salon. Ces deux critiques le démontrent bien :

Black Veil Brides IV vu par Sacha Dürig

Voilà un album que j’attendais depuis un bon moment. J’accroche sur BVB depuis ses débuts. Certains qualifient leur nouvel album comme étant «son Black Album». D’ailleurs, le producteur de IV, Bob Rock, a également produit le Black Album de Metallica. Autant dire que les attentes étaient hautes! Et je n’ai pas été déçu du tout!

Heart of Fire, la première chanson, donne envie d’écouter le reste car elle torche. Un lourd riff de guitare et une performance vocale sans faille d’Andy Biersack annonce un album pas mal plus lourd que son prédécesseur. Faithless, malgré une introduction un peu trop longue et répétitive, m’autorise à dire que c’est du lourd!

IV s’avère un pas en avant pour le groupe, reprenant des éléments de chacun de ses précédents albums tout en faisant évoluer le son, le tout sans tomber dans le piège de la musique commerciale bonbon, qui a déjà ruiné plusieurs groupes prometteurs.

Parlant de Black Album, Last Rites sonne comme une chanson que l’on retrouverait dans cet album. Des parties de guitares simples, mais accrocheuses et une batterie efficace. Dans Stolen Omen, Andy Biersack nous rappelle où BVB a commencé avec des screamos limite death metal qui témoignent du raffinement de ses techniques vocales. Stolen Omen sonne comme une ode à la noirceur que le groupe aurait avantage à jouer en spectacle tellement elle donne envie de headbang.

Parmi les chansons puissantes de IV, on retrouve également deux balades, Goodbye Agony et Walk Away. Les deux s’assument et n’essaient pas de se faufiler dans des styles qui dévient de l’idée principale derrière cet album. Cette continuité que l’on retrouve tout au long de IV vient en quelque sorte me réconforter.

Une de mes plus grandes peurs quand j’écoute de la musique est de retrouver quelque chose de décousu, qui passe d’un style à l’autre au fil des chansons, parfois même dans un même morceau, sans prévenir. Ça n’arrive pas avec IV, qui a également su garder le meilleur des précédentes œuvres de Black Veil Brides. Mon principal reproche de son précédent opus, Wretched and Divine, était les interludes trop nombreuses qui alourdissaient le tout. On ne retrouve pas ça ici; que de la pure musique.

Parlant de constance, IV arrive à maintenir un haut niveau tout au long de ses chansons. Drag Me to the Grave est un potentiel classique du groupe, avec un chorus que la foule chantera en chœur à coup sûr. Joyeuse, dansante, elle se démarque des autres chansons de l’album. The Shattered God nous ramène à du heavy metal plus classique avec des mélodies de guitares superbement exécutées. Son seul défaut est de se terminer de la pire façon possible : un fade-out. Je HAIS pour MOURIR les fade-outs. Heureusement, c’est la seule fois où ça arrive, donc c’est pardonnable. Crown of Thorns termine très bien l’album. On dirait un résumé de ce que contenant l’album : des passages agressifs suivis de passages doux, de superbes mélodies de guitares et un mélange de complexité et d’accessibilité.

Avec IV, Black Veil Brides poursuit sur sa superbe lancée, poussant son répertoire encore plus loin sans oublier ses origines. Bien évidemment, les fans de première heure vont s’ennuyer du hardcore mélodique aux accents emo qui a fait émerger BVB il y a quelques années, mais en même temps, la discographie du groupe prouve qu’il ne s’enferme pas dans un style, une esthétique et qu’il sait évoluer tout en continuant à créer de la musique de qualité. Chapeau BVB.

***

Black Veil Brides IV vu par Isabelle Malenfant

Un mauvais mélange entre Mötley Crüe, Kiss et Cradle of Filth. Voilà à quoi me fait penser Black Veil Brides quand je regarde l’une de ses photos. D’emblée, on se demande si on aura droit à un espèce de son gothique poche et réchauffé ou à une copie du nouveau Avenged Sevenfold (tout aussi poche et réchauffé). Bon, puisqu’on ne juge pas un livre par sa couverture, allons-y plutôt pour le contenu.

… C’est pas vraiment mieux. Malgré que la première chanson, Heart of Fire, soit prometteuse avec un bon son de guitare bien lourd, la deuxième chanson, Faithless, nous offre un riff directement copié sur Fixation on the Darkness de Killswitch Engage et un refrain, ma foi, ô combien plate et braillard. Une formule qui se répétera d’ailleurs tout au long de l’album. Quand on pense que ça ne pourra pas être pire arrive la balade Goodbye Agony qui est franchement pénible. La pièce Last Rites semble avoir été rejetée du Black Album de Metallica pour cause de «c’est vraiment pas la peine de mettre ça là-dessus». Le dernier morceau, Sons of Night, est calqué sur un vieux morceau d’Avenged Sevenfold afin de nous rappeler que tout sur cet album a déjà été entendu ailleurs. J’ai eu un peu d’espoir plus tôt, au début de Stolen Omen, mais ça a été rapidement dissipé lorsque le chanteur a tenté de crier, le tout dissimulé par un son tellement édité que j’ai éclaté de rire.

La voix de Andre Biersack est d’ailleurs venue me tanner vraiment assez tôt dans l’album, le pire est quand il essaie de chanter des notes trop hautes pour son registre vocal, qui semble être extrêmement limité. Les riffs de guitare ne sont aucunement originaux. Les solos sont bien exécutés, mais interchangeables, aucun réel feel durant ceux-ci, exception faite de ceux sur Walk Away. Mis à part quelques passages de double pédale, la batterie est franchement ennuyeuse et la basse se contente d’accoter la guitare rythmique.

Clairement influencés par les groupes metalcore du début des années 2000 et du hard rock des années 80 durant leur adolescence, les membres de Black Veil Brides nous servent une pale copie de l’ensemble. Et comme toutes les copies de ce monde, je me demande pourquoi je perdrais mon temps à écouter ceci quand je peux me rabattre sur les originaux. Malgré une production impeccable signée Bob Rock, l’album n’apporte rien de nouveau et arrive clairement dix ans trop tard. Non, je ne crois pas que les membres du groupe manquent de talent, mais leurs morceaux sont tellement répétitifs qu’ils en deviennent ennuyeux. On dirait vraiment qu’ils ont été paresseux sur la composition, puisque certains passages sont tout de même franchement accrocheurs. Malheureusement, aucune chanson n’est bonne du début à la fin. Un point positif en terminant : cet album est moins épouvantable que ses précédents.

***

Selon Sacha :

À écouter : Heart of Fire, World of Sacrifice, Stolen Omen

9/10

Selon Isabelle :

À écouter : Le moins possible, mais en cas de force majeure : Heart of FireStolen Omen

4/10

(Modifié le 18 août 2015)

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