CHRONIQUE : Mundial, jour 1

mundial-bannerPar Ragoo avec la collaboration d’Olivier Dénommée

Critique de salon est sorti pour découvrir les artistes qu’avait à offrir la vitrine Mundial Montréal, du 18 au 21 novembre. Le tout sera présenté en compte rendu, jour par jour, avec nos commentaires sur les artistes vus. La première soirée du Mundial se passait au Lion d’Or.

Malika Tirolien

Originaire de la Guadeloupe, Malika Tirolien avait l’ingrate tâche d’ouvrir le festival.  Avec une vingtaine de minutes de retard, la chanteuse est arrivée sur scène un peu crispée et déboussolée.  Elle a rapidement repris le contrôle de la situation et séduit le public avec son RnB à saveur jazz.  Sa voix s’apparente à une fusion entre Erika Badu et Alicia Keys. Elle nous a aussi donnée un aperçu de son très bon «flow» de rap sur la deuxième pièce.  Jouant elle-même du piano, elle était accompagnée par un autre pianiste, un batteur et un guitariste. Celui-ci nous a d’ailleurs démontré son savoir faire avec un solo énergique qui lui a valu quelques applaudissements. Somme toute, une belle performance, qui à donné le ton pour la suite de la soirée.

Commentaires d’Olivier Dénommée : Je n’ai pas eu l’occasion de rester longtemps pour le spectacle d’ouverture, mais malgré le retard du premier set, j’ai trouvé convaincante l’entrée en matière de la chanteuse. Le Lion d’Or était en format cabaret, avec des tables partout. Pour cette première soirée, il restait encore beaucoup de sièges vides, mais l’ambiance se voulait malgré tout chaleureuse.

Malika Tirolien par Olivier Dénommée

Jorge Miguel

Ce Torontois d’origine espagnole est arrivé sur scène avec une aisance et une assurance naturelles. Dès le premier coup de guitare, la chaleur de l’Espagne a envahi le Lion d’Or, au plus grand plaisir de la foule. Jorge Miguel nous a présenté un flamenco festif, chanté avec puissance et joué avec plaisir. Les gens dansaient dans la salle et frappaient des mains au rythme du cajon joué par le talentueux Luis Orbegoso. Il y avait aussi sur scène un bassiste, un chanteur et une danseuse. Les chansons s’enchainaient avec fluidité et la qualité générale du son était excellente quand on pense au fait que la guitare classique est un instrument très difficile à sonoriser. Le spectacle s’est terminé par un numéro de danse exceptionnel. Il ne serait pas étonnant de le revoir sous peu à Montréal pour un spectacle complet.

Martha Redbone

D’origine choctaw, shawnee et afro-américaine, Martha Redbone s’est présentée sur scène et déjà on comprenait que la suite serait hors de l’ordinaire. Elle était accompagnée par d’excellents musiciens (piano électrique, basse acoustique, batterie, violon électrique) à l’énergie contagieuse.  Avec sa voix puissante, versatile et unique, elle nous a entraînés dans une musique folk mélangée au gospel américain, fusionnée aux sons indigènes et aux rythmes du RnB. Le fait qu’elle soit une véritable artiste au charisme renversant lui a permis de fusionner rapidement avec son public et de faire participer la foule avec aisance. On aurait cru entendre du Ray Charles féminin! Sa reprise de Whole Lotta Love de Led Zeppelin a bien charmé le public présent. Ce spectacle fut vraiment le point tournant de la soirée. À voir et à revoir!

Martha_Redbone_front_cover_banner

Odessa Havana

Un regroupement de musiciens d’élite s’est installé sur la scène du Lion d’Or. On y retrouvait : piano, trompette, contrebasse, clarinette, saxophone, violon, batterie et conga. Tous les instruments étaient joués par d’excellents musiciens reconnus et récompensés à plusieurs reprises par l’industrie. Ils nous ont présenté une musique cubaine jazz, mêlé à la musique juive.  L’ensemble était très orchestral et l’arrangement, cinématographique. Le lien avec le public était malheureusement moins évident avec un contact visuel absent, compte tenu du fait qu’ils jouaient tous avec des partitions. La réaction de l’auditoire fut quand même énergique et positive. On pouvait sentir un certain respect envers les musiciens. La chanteuse qui les accompagnait complétait à merveille l’orchestre avec une voix délicate et douce.  Beaucoup plus formel que les spectacles précédents, mais très impressionnant au niveau du calibre musical des artistes.

Nous n’avons seulement pas pu assister au dernier spectacle de la soirée, où jouait Le Vent du Nord.

La suite, ici.

(Crédit photo : Olivier Dénommée)

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