Le grand mensonge – Noem

Noem Le grand mensongeSorti le 24 novembre 2014

Né à Sherbrooke, le band Noem a attendu deux ans après son premier opus, Petites apocalypses, avant de revenir avec un nouvel album. Le grand mensonge est l’occasion pour le band de faire ressurgir son rock indie alternatif et toutes ses influences, en peaufinant un peu le son qu’il avait développé dans son précédent album.

C’est tout en douceur que démarre l’album. La pièce-titre Le grand mensonge se présente comme un duo piano-voix, où s’ajoutent des chœurs et de la guitare très légère. Puis, à la moitié, le vrai son de Noem apparait. Des synthés lourds et un peu de distorsion. Début plus qu’efficace pour ce nouvel album.

Lorsqu’on entend Loin d’ici, on entend beaucoup de similitudes avec la chanson Explose-moi de La Bronze, autre artiste de la scène indie québécoise. Cependant, la chanson de Noem est beaucoup plus lourde. Marée noire, juste après, s’adoucit un peu et met de l’avant les synthés et les sons de cuivres. Mena’Sen puis Cette seconde qui suivent ne seront pas aussi mémorables, mais se laissent parfaitement écouter, avec une belle énergie.

Quelque chose de spécial se dégage de L’issue. Difficile à dire si c’est le refrain puissant ou l’instrumentation poignante, mais c’est intense sans être surproduit. Ma belle enfer, dans un registre plus folk, passera malheureusement inaperçue après une chanson aussi forte que L’issue. Mais À courir, aussi folk, deviendra particulièrement envoutante à partir des deux tiers de la chanson.

Oublions À vous, où Noem a vraisemblablement fait des expériences plus ou moins fructueuses pour faire une pièce ambiante, et cela nous mène à Tout s’écroule, de retour à un rock plus lourd. Puis on finit l’album avec La grande traversée : début smooth et minimaliste, avec un léger build-up qui nous amène à quelque chose de plus groovy et accrocheur. Cette chanson change constamment de vibe, finissant l’album Le grand mensonge avec un souvenir de toutes les énergies que Noem arrive à recréer. L’idée est bonne, mais je ne sais pas si c’était la chanson la plus appropriée comme finale.

Ce second album du groupe sherbrookois est fait avec sérieux et montre l’évolution du band. De bonnes musiques et un répertoire somme toute varié. Outre quelques chansons et une légère surutilisation des synthés à certains moments, l’expérience est convaincante. Un album lourd, mais pas trop, qui se laisse très bien écouter.

Il est possible d’écouter l’album en entier sur Bandcamp.

À écouter : Loin d’ici, L’issue, À courir

7,6/10

Par Olivier Dénommée

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