CHRONIQUE : Anne Bisson et ses hommes à L’Astral

Anne_Bisson_treehouse1Par Olivier Dénommée

Vendredi soir dernier, le 28 novembre, L’Astral accueillait la chanteuse et pianiste Anne Bisson. Dans l’ambiance feutrée et intime de la salle, c’est avec sobriété qu’elle est arrivée sur scène pour faire une chanson, seule, a capella. Puis elle est allée derrière son piano et a joué accompagnée de deux musiciens (Paul Brochu à la batterie et Normand Guilbeault à la contrebasse). Après quelques instants, on savait déjà qu’on allait avoir droit à une belle soirée.

Associée au jazz, la musicienne a offert à son public une soirée des plus accessibles; une musique légère et mélodique, en formation trio, on peut difficilement se tromper. Même sur le choix du répertoire, Anne Bisson a fait des choix prudents, mais appréciés : elle mélangeait ses propres chansons, dont les pièces de son dernier-né, Tales from the Treetops, et certains standards bien connus. Sa version de I’ve Got you Under My Skin a d’ailleurs été très appréciée dans la première portion du spectacle.

Il semble que ce soit une ambiance propice à L’Astral pour les confidences. Anne Bisson n’a pas fait exception à cette règle en parlant un peu entre ses chansons de ses inspirations. C’était plutôt sympathique et c’était fait sans trop prendre de temps non plus.

Le tout était en deux sets. Une entracte avait permis à Anne Bisson de se changer, passant d’une robe argentée très étincelante à une robe noire plus sobre. La chanteuse est revenue, non pas avec ses deux musiciens initiaux, mais avec un violoncelliste, Vincent Bélanger. Le mood était décidément différent puisqu’elle a commencé avec une œuvre du compositeur classique Brahms, où elle chantait exceptionnellement en allemand.

Puis les deux autres musiciens sont venus les rejoindre : le reste du spectacle était en formule quatuor. L’ajout du violoncelle permettait d’apporter de belles textures au spectacle qui se faisait plus minimaliste en première partie. En deuxième partie, une des pièces les plus connues jouées par le groupe a été du Dave Brubeck : Blue Rondo a la Turk. Version très convaincante instantanément reconnue par bien des fans.

Aussi, si vous possédez Tales from the Treetops, vous vous souvenez peut-être de Everybody’s Kissing in Paris. Au spectacle vendredi, elle en a offert une version bilingue.

Il aura fallu attendre les dernières chansons du set pour avoir droit à des performances plus corsées; on était restés longtemps dans un registre assez doux. Mais à la fin, l’impressionnant solo de Paul Brochu nous rappelle pourquoi c’est un des batteurs de jazz les plus respectés en province.

Ce spectacle a été une bonne occasion pour moi d’apprivoiser Anne Bisson et son art. Décidément très accessible, ça n’a pas été très difficile à apprécier. Une artiste d’ici fort talentueuse qui gagne à être connue, même de ceux qui ne sont pas nécessairement très familiers avec le jazz.

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