CHRONIQUE : In Flames live à Los Angeles

In flamesPar Sacha Dürig

J’avais beaucoup d’attentes à l’égard d’In Flames, plus pour son passé musical florissant que pour Siren Charms, son décevant dernier album. Je ne pouvais pas aller voir le band avec Opeth et Red Fangs à Montréal, affichant déjà complet. Je dois donc me contenter du streaming live à Los Angeles le 9 décembre, gracieuseté de Yahoo! Live.

J’ai eu un peu peur au début du spectacle, qu’ils ont entamé avec In Plain View, une des pires chansons de Siren Charms et encore moins bien performée live. Le chanteur manque de toute évidence la capacité à exécuter avec justesse les parties clean et la chanson est tellement non inspirée qu’elle fait presque pitié à voir en live. La seconde provient également du dernier opus d’In Flames, mais elle est tellement générique que j’en ai oublié le titre. S’en est suivi un trop long discourt du chanteur Anders Friden sur les téléphones portables. Un mauvais départ.

Le spectacle a cependant commencé à lever par après, alors qu’étaient interprétées Trigger et Cloud Connected, deux classiques du répertoire des métalleux suédois issus de Reroute to Remain. Delight and Anger, de l’album A Sense of Purpose ainsi que Paralysed, issue de Siren Charms, sonnent beaucoup mieux en live que sur leur album respectif.

Question : comment différencier les tounes de Siren Charms des autres? Les chansons du nouvel album ont toutes une fin bâclée. Through Oblivion, la ballade du groupe et chanson suivante, ne font pas exception. Au moins, la voix de Friden s’était bien échauffée entretemps et ce ne fut pas le fiasco anticipé.

Un autre discours trop long plus tard (au moins, ses interactions sont drôles), retour au «bon vieux In Flames» avec Only For the Weak, issue de Clayman, le cinquième album du groupe (pour vous resituer, le dernier album est le onzième!). The Chosen Pessimist fut un fiasco. SVP, laissez tomber cette chanson, elle est juste trop longue pour rien!

Sur Where the Dead Ships Dwell, quelques erreurs à la guitare et au chant en plus de défauts techniques ont quelque peu terni la performance. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais Rusted Nail s’est transformée en cacophonie inaudible dans son ensemble. Le plus chien dans tout ça était les gens qui se sont mis à crier «Opeth» (le groupe qui performait avant In Flames) après la chanson. The Quiet Place, elle, m’a profondément ennuyé…

La fin du spectacle était solide par contre, avec des classiques comme The Mirror’s Truth, Deliver Us ou Take This Life, qui a servi de clôture au spectacle. Pas de rappel.

Constat : j’ai peut-être bien fait finalement de ne pas avoir acheté mon billet pour le spectacle de Montréal. L’exécution était très professionnelle, malgré quelques petites erreurs ici et là. Le principal problème est que le band a trop joué de chansons du dernier album et que celles-ci manquent tellement de panache, de couilles comme on dit, qu’elles édulcorent un spectacle qui aurait pu être excellent autrement! L’autre défaut, celui-ci de Yahoo : ne pas avoir présenté les deux autres groupes également.

Conclusion : In Flames aurait intérêt à changer sa setlist au plus vite s’il ne veut pas perdre les amateurs de death mélodique comme moi!

***

Les plus : Le duo Trigger/Cloud Connected qui a vraiment démarré le spectacle, les trois dernières chansons (The Mirror’s Truth, Deliver Us, Take This Life) qui l’a clôturé en lion

Les moins : Toutes les chansons de Siren Charms, la technique vocale d’Anders Friden lors des passages à voix claire

6/10

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