Nightbook – Ludovico Einaudi

Einaudi NightbookSorti le 5 octobre 2009

Après Divenire, Ludovico Einaudi a fait un subtil virage, incorporant pour la première fois dans ses albums des éléments de musique électronique dans son album Nightbook. Malgré cela, le compositeur italien garde au premier plan le piano, son instrument fétiche, et les cordes. Ceux qui sont familiers avec lui retrouveront un autre excellent album, doux et inspiré.

La thématique proposée de l’opus est la nuit (d’où le titre) et ce qu’on y voit ou ressent. Cela reste vague et ouvre grandes les portes à l’imagination de l’auditeur. In Principio, pièce introductive, nous met déjà dans l’ambiance sombre et nocturne. Cela nous amène à Lady Labyrinth, pièce aussi sombre, mais à sa façon. Les percussions électroniques occupent ici beaucoup d’espace, ajoutant à la tension du piano puis des violons.

Comme à son habitude, Einaudi ne nous déçoit pas avec la pièce-titre de ses albums. Nightbook garde un ton plutôt sombre, mais plus agité cette fois. Indaco, juste après, y va plutôt dans la mélancolie, comme ce à quoi le compositeur nous a habitué par le passé. Énergie similaire pour The Snow Prelude No 15, qui quitte pour un moment la mélancolie pour un piano plus actif afin de mieux retomber dans la douce nostalgie.

De retour à la noirceur avec Eros. Dans un long build-up, une mélodie, tendue à souhait, finit par se dessiner. Histoire de clasher, on s’adoucit drastiquement avec le piano léger de The Crane Dance. À cela s’ajoutent les violons, mais aussi de la guitare. The Snow Prelude No 2 nous berce ensuite pendant 4 minutes avant d’atteindre un nouveau sommet de tension avec The Tower.

La réverbération de Reverie et de Bye Bye Mon Amour nous plonge dans un autre monde où le temps semble aller au ralenti. La dernière vraie piste, The Planets, nous amène encore plus loin. Cette pièce ambiante a quelque chose d’envoutant.

En prime, une piste cachée, Solo, reprend une version plus lente, en piano solo, de la piste Nightbook.

Après Divenire où Ludovico Einaudi nous a semblé plutôt inégal dans ses compositions, il est revenu en force sur Nightbook, offrant un album fort, arrivant à marier la noirceur à la légèreté comme si les deux avaient toujours été faits pour être ensemble. Mélange impressionnant, mais qu’on apprécie un peu plus à chaque écoute.

À écouter : Indaco, The Snow Prelude No 15, Reverie

*En fait, peu importe la pièce que vous écouterez, elle sera au pire bonne, au mieux à vous donner des frissons.

9,1/10

Par Olivier Dénommée

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