20 Strings and the Truth – Harry Manx

Harry_cover_20_StringsSorti le 10 février 2015

Pour ceux qui le connaissent, la musique de Harry Manx ne surprend plus trop; on sait déjà à quoi s’attendre. Pour les autres, c’est un mélange surprenant, mais ô combien réussi, de blues et de folk occidental et de musique indienne. Son nouvel album, 20 Strings and the Truth, fait référence à la Mohan Veena, la fameuse guitare à 20 cordes qu’il affectionne et qu’il met de l’avant dans la plupart de ses enregistrements.

En grande partie instrumental, l’opus donne l’occasion d’apprécier la richesse des instruments que nous présente Harry Manx. D’ailleurs, dans le livret, il mentionne que, selon lui, la vérité ne se décrit pas avec des mots, ce qui explique son choix de faire un album majoritairement instrumental. Tout commence avec Veenerama, où les influences indiennes sont tout de suite mises en évidence. Vient ensuite la mélodie plus occidentale, qui nous guide les oreilles jusqu’à la fin de la composition. Phunkistan retourne ensuite à cette énergie orientale qu’il assume pleinement.

Première surprise de l’opus : on a droit à du Gershwin avec la pièce Summertime, avec une version méconnaissable. Une version particulièrement mi-indienne, mi-blues où Manx prête sa voix pour une des rares fois de l’album. La seule autre fois, c’est sur Waiting in Vain, de Bob Marley, où le bluesman installé en Colombie-Britannique offre une version en ballade bien sentie. Love is Enough aussi va dans un registre à peu près similaire, mais où seuls les instruments parlent.

Into the Unknown n’est, heureusement, pas un morceau expérimental. Les sonorités sont, malgré cela, parfois mystérieuses, mais toujours bien amenées. Cela nous amène à la dernière pièce, déjà : Crazy Love, de Van Morrison. Une version instrumentale, extrêmement douce, qui termine l’album d’un ton serein.

Il y a peu de choses de plus à dire, si ce n’est que l’album 20 Strings and the Truth a le pouvoir de nous transporter dans un monde parallèle où le blues et la musique indienne ne font qu’un. Bien que les seules pièces à véritablement sortir du lot sont les covers, l’album est un tout solide qui s’écoute très bien du début à la fin. Si vous n’arrivez pas à trouver votre propre «vérité» après son écoute attentive, je ne sais pas ce qui vous y aidera.

À écouter : Veenarama, Waiting in Vain, Crazy Love

8,2/10

Par Olivier Dénommée

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