Danse Sociale (Mieux vaut être seul que mal accompagné) – Capitaine Révolte

Capitaine révolte Danse socialeSorti le 10 juin 2003

En traversant rapidement mes critiques jusqu’à présent, j’ai constaté que la sous-carte du Rockfest, particulièrement les dernières lignes, regorge de groupes locaux émergents. Je trouve qu’il s’agit d’une belle initiative de la part d’Alex Martel de laisser de la place pour les groupes de chez nous.

Bref, sur ce, Capitaine Révolte est un groupe québécois, plus précisément de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui fait une musique entre le rock, le métal, le ska et le punk et dont le résultat n’est pas désagréable du tout.

Le plus intéressant avec cet album est la variété que l’on y retrouve. Les deux premières chansons, Jardinfernal et J’ai oublié sentent fortement le rock, presque le métal,  alors que d’autres chansons comme Le Grand Roque ou Fabule tournent plus vers le ska. Troisième cas de figure, les chansons comme Le Blasé qui hybrident un peu tout ça. Le tout, bien dosé, nous fait apprécier la qualité des compositions.

Autre point positif du groupe : on lio sent un style propre. Malgré le passage d’une chanson très agressive (Les Argumenteurs ou Mentez-moi) à des passages très doux sur Histoire de Peur ou Buenas Noches, on peut noter un genre de dénominateur commun à toutes les chansons, une constance qui fait du bien et qui permet au groupe de ne pas s’éparpiller.

Ils réussissent à intégrer ce style typique à leur reprise de Ça fait rire les oiseaux de La Compagnie créole. Chapeau!

Le voyage de Capitaine Révolte les a menés sur des sentiers plus folk sur les trois dernier titres, Sécurité, Danse Sociale et Mentez-moi, ou encore sur des voies plus exotiques dans Buenas Noches. D’ailleurs, les passages folk de cet album me font beaucoup penser à Elvenking, un groupe folk metal italien (que je vous recommande au passage).

Leurs choix de production et de mixage donnent une qualité sonore plus proche d’un album punk que d’un album rock ou métal, ce qui dans l’ensemble fut probablement un facteur déterminant dans la constance du son malgré le mélange des styles. Tout ça combiné à une exécution quasiment sans faille des musiciens et d’excellents textes écrits presque intégralement en français, cet album mérite mon pouce vert (ou bleu).

À écouter : J’ai oublié, Ça fait rire les oiseaux, Sécurité

8,2/10

Par Sacha Durig

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