Leave No Bridge Unburned – Whitehorse

WH-bridge-packshotSorti le 17 février 2015

Déjà fort de deux albums et d’un EP, le duo Whitehorse ne cesse de faire un peu plus sa marque à chacune de ses sorties. Naviguant normalement dans un univers folk-rock, le couple a décidé de se lancer dans une avenue où le rétro prend beaucoup de place. L’album Leave No Bridge Unburned est aisément l’effort du groupe le plus rock’n’roll jusqu’à présent.

Dès Baby What’s Wrong, on entre dans ce son rétro, qui nous semble familier et déstabilisant à la fois. Le genre de chanson qui aurait pu jouer dans Pulp Fiction. Tame as the Wild Ones tombe plutôt dans une esthétique propice aux vieux western, en légèrement plus léché. Pour rester dans la thématique Tarantino, on aurait très bien pu la mettre dans Django Unchained.

La première pièce vraiment marquante de l’opus est certainement Downtown. La groove est contagieuse, un peu à la Black Keys, et le sujet, fort sympathique. Puis Sweet Disaster nous ramène quelque part dans les années 1960-1970. Et lorsque j’entends le début du couplet de You Get Older, je ne peux m’empêcher d’entendre celui de Heartbreak Hotel d’Elvis Presley.

La première (et seule) vraie ballade douce est l’album est Dear Irony. Après 7 chansons, pour la plupart assez rythmées, incluant les plus douces, cette douceur se prend très bien, et nous donne une petite poussée d’énergie pour finir l’album avec le sourire. Fake Your Death (and I’ll Fake Mine) qui suit nous fait croire à une autre chanson dans le registre doux, mais on a plutôt droit à plusieurs montées en énergie, mais jamais rien de forcé. Cette chanson est une montagne russe finalement assez sympathique.

Cela nous amène à la fin, avec Oh Dolores, de retour dans un registre assez rétro dansant, et The Walls Have Drunken Ears, concluant sur l’énergie western, qui nous laisse peut-être juste un peu sur un arrière-goût de redondance comme cela a été exploité à plusieurs endroits sur l’album.

Ce qui ressort en général de l’opus? Ce voyage sans fin où on nous transporte à travers le temps, avec des airs qui semblent familiers sans exactement l’être. La ligne conductrice est à peu près claire du début à la fin et les redondances, quoique existantes, ne mineront pas vraiment l’expérience. Les influences de l’album Leave No Bridge Unburned sont évidemment multiples, mais elles marchent à peu près toutes. L’univers folk-country du duo est plus dilué dans cet album que dans les précédents, mais il est loin d’être complètement effacé. Un bon album, rythmé et inspiré, qui marque la belle évolution du couple Luke Doucet et Melissa McClelland. La seule chose qui ne change pas, c’est la fusion des deux voix, qui se fait naturellement; au fond, ça reste ça, la vraie signature de Whitehorse.

À écouter : Tame as the Wild Ones, Downtown, Dear Irony

8/10

Par Olivier Dénommée

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