Pretty and Misplaced – Raychel

Raychel Pretty and MisplacedSorti le 3 mars 2015

Il y a quelques années, l’auteur-compositrice-interprète Julie Abel est devenue Raychel, se concentrant donc sur un projet musical en solo. Ses explorations l’ont mené à la création d’un premier EP, aux sonorités «cabaret», où le piano occupe beaucoup d’espace. Pretty and Misplaced est un premier enregistrement, un avant-goût de l’univers de l’artiste.

Le mini-album de cinq a chanson a une ambiance assez particulière. L’album est assez sombre, avec une voix particulière. Celle-ci serait souvent comparée à celle de Björk, sans tout à fait y ressembler. J’ai aussi entendu certaines similitudes avec la voix de Sharon den Adel (Within Temptation) lorsque cette dernière pousse un peu la note.

C’est le single Uneven qui démarre le EP. Une formule piano-voix semi-tendue où s’ajoutent des cordes et encore d’autres tensions. Les back vocals contribuent beaucoup à cette ambiance pas tout à fait confortable. La pièce-titre Pretty and Misplaced apaise un peu les tensions, mettant l’accent sur la voix et le piano seulement. Moins chargé et tout aussi efficace.

Puis I Won’t Be the One surprend avec un air presque entraînant. Une petite guitare rythmique vient même ajouter à l’énergie de la chanson. En milieu d’opus, cette chanson se prend bien, mais on sent bien que c’est un peu le mouton noir du EP. Dark Soul, juste après, revient dans un registre plus lugubre. Très lente et avec une touche de lourdeur, la chanson est, en plus, dotée d’un refrain qui reste en tête. Il y a aussi un petit quelque chose de médiéval dans la musique, qui la rend encore plus mémorable. Helicopter a le dernier mot en piano-voix. La montée vocale, à partir du tiers de la chanson, est probablement l’élément le plus accrocheur de cette cinquième pièce. Quoi que la petite mélodie au piano conclut le tout avec douceur, histoire d’apaiser les tensions du reste du EP.

Après 16 minutes d’écoute, le mini-album Pretty and Misplaced est déjà fini. Il semble manquer quelque chose pour que ce soit satisfaisant. Peut-être que le format EP n’est pas si approprié pour ce registre, qui aurait gagné à offrir plus de diversité entre les différentes chansons. Malgré tout, cinq chansons ont suffi pour montrer une ligne directrice claire : Raychel offre une musique où se mélangent ambiance cabaret et une espèce de malaise calculé. Le plus étrange est que ça devient de plus en plus accrocheur à chaque écoute. Vivement un album album complet qui pourra être savouré pleinement.

Vous pouvez trouver l’album sur la page Bandcamp de l’artiste.

À écouter : Dark Soul, Helicopter

7,7/10

Par Olivier Dénommée

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