What You Keep Close – Riverbeds

riverbeds coverSorti le 5 février 2015

L’écoute du EP What You Keep Close du band montréalais Riverbeds réveillera instantanément la nostalgie des belles années de Paramore, qui avait un côté emo très présent. Justement, Riverbeds se revendique de ce courant qui a été particulièrement populaire dans les années 2000, en y ajoutant un côté indie-rock, plus «au goût du jour».

Malgré mon «flirt» limité avec le style emo, force est de reconnaître qu’il y a des éléments très solides dans ce mini-album. Musicalement, c’est bien réalisé : les mélodies à la guitare sont fortes, le mix est généralement assez réussi et la voix, l’élément avec lequel j’ai normalement le plus de difficulté, ne prend pas trop de place.

Forth, la première chanson, a le mérite de nous mettre dans le bain assez rapidement. En moins d’une minute, on reconnaît, sans doute possible, le style avec un refrain intense vocalement. Et le build-up se poursuit encore un peu, avant de s’adoucir pour un nouveau couplet. La groove qui démarre un peu après la moitié  est probablement un des éléments les plus intéressants de la chanson, dommage que ça ne dure pas plus longtemps et que ça n’ait pas été plus développé.

Dans Doubling Down on Diamonds, les deux vedettes sont le refrain fort et les riffs de guitare (qu’on perd malheureusement un peu trop lorsque le chanteur pousse la note). Le côté indie de Riverbeds se fait aussi plus aisément entendre ici. Aussi, on va dans moins de directions que dans Forth, ce qui rend la chanson plus mémorable aussi.

Homa Lone sonnera probablement familier, partageant beaucoup de similitudes musicales avec l’album All We Know is Falling de Paramore. Ces ressemblances s’estomperont beaucoup en seconde moitié de chanson pour revenir en force à la fin.

Between Yellow and Blue semble nous envoyer ailleurs, avec quelque chose qui se situe entre le indie et l’ambiant. Cela ne se prend pas mal du tout, même si le refrain nous ramène dans le registre habituel du reste de l’album. La chanson reste moins poussée vocalement que sur la plupart des autres pistes, en plus d’être très groovy quand elle démarre vraiment. Numbers, juste après, a quelque chose de familier aussi. Cette fois, les lignes à la guitare sont bien présentes et ne se laissent pas enterrer, ce qui rend l’expérience plus agréable.

Enfin, Always More termine le (long) EP de 28 minutes. La chanson la plus longue de l’opus, mais pas la plus accrocheuse. Quoique le solo de guitare au milieu de la chanson rehausse le tout.

De manière générale, le dosage à travers l’album est assez bon. On reconnaît le côté emo, sans en abuser; on reconnaît le côté post-hardcore; plus subtil, et on apprécie le côté indie-rock, sympathique à l’oreille. Riverbeds fait preuve ici de beaucoup de potentiel pour un éventuel album studio, où il aura pour défi de continuer à préciser son style et de capter l’attention pendant un album complet. À suivre!

L’album est disponible en entier sur la page Bandcamp du groupe.

À écouter : Between Yellow and Blue, Numbers

7,7/10

Par Olivier Dénommée

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