Pink Vénus – Les Incendiaires

Les incendiaires Pink venusSorti le 10 avril 2015

Les Incendiaires sont de retour pour mettre le feu à nos oreilles avec leur tout nouvel EP, Pink Vénus, qui sortira le 10 avril. Le groupe électropop à saveur new wave composé de Rudy Berhnard, Frédéric Otis, Francis Oligny, Charles-David Dubé et Maxime Georges nous propose quatre nouvelles compositions dans ce même registre.

Pink Vénus reprend la touche années 80 du groupe, exploitée également dans l’album précédent, Unica, paru en 2013. Cette fois-ci, Les Incendiaires développent leur goût pour l’électro pour nous offrir des pièces plus rythmées qui vous feront assurément taper du pied. Malgré l’omniprésence de mélodies à tendance eighties dans la musique d’aujourd’hui, Les Incendiaires ont tout de même réussi à écrire des chansons totalement originales.

Le EP s’ouvre sur la pièce Pink Vénus qui donne son nom et son pouls à l’album. Bien que l’électro soit bien présent, on retrouve immanquablement les influences d’Indochine (Dominik Nicolas, membre fondateur d’Indochine ayant collaboré sur Unica des Incendiaires) dans la voix et le style du chanteur Rudy Berhnard. La mélodie est réellement à l’honneur – le texte étant assez court pour celle-ci – et nous donne envie de bouger. Le vidéoclip qui l’accompagne signé lemuet (Frédéric Otis, multi-instrumentiste du groupe) est un enchaînement de projections multimédia, rappelant tantôt un écran de veille Windows 98, tantôt des images d’un kaléidoscope, et se marie bien à la musique.

La seconde pièce s’intitule Siam et se présente d’abord comme une musique planante. À la moitié de la chanson, le rythme reprend et se maintient jusqu’à la dernière note. La suite se veut un voyage dans le temps vers les discothèques de nos parents dans les années 80 avec la chanson L’anormal. Berhnard tente quelque chose de différent vocalement en poussant vers des notes beaucoup plus graves. Sa voix est nettement plus exploitée qu’à l’habitude. Tous les éléments rétro y sont : le tempo, les effets sonores, la voix, sans oublier le xylophone – ici vraisemblablement réalisé à l’aide d’un clavier électronique. Fans de Tears For Fears, vous serez ravis!

Le EP se termine sur les notes de la chanson Sonatine. La mélodie se veut très rythmée, mais aussi très répétitive, presque automatique. Contrairement à la première piste, le texte est à l’honneur. On y retrouve la plume bien connue au groupe qui joue beaucoup (trop peut-être) d’images et de rimes. Elle est récurrente à travers l’album, toutefois la musique est réellement la vedette de ce court album.

Somme toute, Les Incendiaires nous proposent quelque chose de frais avec ce nouveau EP et nous démontrent qu’ils sont bien plus qu’un groupe électropop commun. Ils nous mettent définitivement l’eau à la bouche en attendant du nouveau matériel. Pink Vénus n’est pas tout à fait un plat de résistance. C’est une entrée satisfaisante, mais qui nous laisse un peu sur notre appétit.

L’album se retrouve sur Bandcamp.

À écouter : Pink Vénus, L’anormal

8/10

Par Camille P. Parent

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