Asunder, Sweet and Other Distress – Godspeed You! Black Emperor

CST111cover_1400pxSorti le 31 mars 2015

Le singulier groupe montréalais Godspeed You! Black Emperor (GYBE) est de retour avec un nouvel album intitulé Asunder, Sweet and Other Distress. Il s’agit du premier album contenant exclusivement du nouveau matériel depuis le retour du band en 2010, un sixième depuis ses débuts il y a près de vingt ans. Le collectif de neuf musiciens est resté fidèle à lui-même en livrant une œuvre authentique, d’une quarantaine de minutes, séparée en quatre morceaux bien qu’elle s’écoute d’un trait.

Difficile d’apposer une étiquette à Godspeed : post-rock, progressif, contemporain, avant-garde… c’est tout cela à la fois. Chaque album est une histoire en soi ayant une introduction, un déroulement et une conclusion. Le plus marquant dans ce dernier opus, c’est son début et sa fin. Un peu comme dans un film, l’essentiel des éléments importants de l’album s’y trouvent, ce qui donne tout son sens à l’ensemble. L’ouverture est assurée par Peasantry or ‘Light! Inside of Light!, une pièce sombre à saveur heavy metal. Le solide riff de guitare électrique est complété par un solo un peu plus loin. Cela se conclut avec Piss Crowns are Trebled, une pièce magnifique, intense et lumineuse (quoiqu’en dise le titre), qui s’étend sur environ 13 minutes.

Le drone – un son maintenu ou répétitif ayant peu de variations harmoniques – est encore bien présent dans cet album, particulièrement dans les pièces Lamb’s Breath et Asunder, Sweet qui sont les plus ambiantes. Le bourdonnement détend l’auditeur stressé par les maux du quotidien et le plonge dans une ambiance étrange, mais agréable. Cette section a peu de contenu musical et aurait pu être plus courte, mais cela fait partie intégrante du style unique de Godspeed.

Si les fans du groupe ne s’entendent pas à savoir si c’est un bon album ou pas, il mérite d’être écouté. Avec son style étrange et unique, GYBE ne fera jamais l’unanimité ou le bonheur de tous, mais le public curieux qui s’intéresse à la musique «hors-normes» pourra apprécier cette œuvre bien particulière, émotive, profonde. La musique fait voyager, il suffit de fermer les yeux et de plonger. Avec Godspeed, rien n’est noir ou blanc : tout est gris.

À écouter : Peasantry or ‘Light! Inside of Light!, Piss Crowns are Trebled

7,5/10

Par Philippe Lemelin

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