Archives, explorations et autres bizarreries (Best of 2005-2010) – Oli Laroche

Oli Laroche ArchivesSorti le 13 mai 2015

Malgré le nom, ce EP d’Oli Laroche offre du nouveau matériel, qui n’avait pas été sorti auparavant : des expériences que le musicien a faites au fil des années, et qu’il ressort du placard après jusqu’à 10 ans.

Son EP Pop-Louche donnait le ton : une musique indie-pop au son qui se voulait particulier. Ironiquement, le contenu de Archives, explorations et autres bizarreries a été enregistré bien avant, mais semble se présenter comme une progression de sa ligne directrice.

Le début de l’opus ne crée donc pas tout à fait la surprise : la première chanson, Dictateur, commence avec force et lourdeur. La descente, en revanche, marquera pour sa musique sympathique, voire comique. Dommage que la voix d’Oli Laroche n’arrive pas à convaincre autant que son talent compositionnel. L’envolée, quant à elle, y va d’un registre lent, presque fantomatique. Un peu à la Forêt, en moins poussé.

Jusqu’ici, le EP offre des idées intéressantes, mais sans plus. Puis on arrive à une impressionnante portion rendant hommage au défunt cinéaste Pierre Falardeau. Tabarnak! (Falardeau 1) ouvre le bal avec, vous l’aurez deviné, des sacres en masse. Pourtant, le tout est bien «orchestré», sur une musique au clavier qui devient plus chargé vers le milieu. Quelques bonnes écoutes de la «chanson» va vous donner envie de réécouter Elvis Gratton (je parle par expérience ici). Passe-Partout (Falardeau 2) et Ping-Pong (Falardeau 3) mettent cette fois en vedette Pierre Falardeau lui-même qui explique de façon colorée son amour pour la quête souverainiste. Ces pistes semblent trahir les positions politiques d’Oli Laroche, mais il faut accorder qu’il a réalisé un bon montage qui porte à réfléchir, peu importe ses convictions. Sur une bonne musique, en plus.

Après cette portion, le EP se termine déjà avec Machine Drum. Malgré cette finale peu organique, Oli Laroche rappelle qu’il sait composer des œuvres catchy mélodiquement. Notez qu’il n’y a pas de voix non plus, ce qui laisse pleinement la place à cette musique qui donne étrangement envie de danser.

Le mini-album d’un peu moins d’une vingtaine de minutes présente une première moitié qui demeure fidèle à ce qu’Oli Laroche a fait auparavant, avec en seconde moitié les éléments les plus accrocheurs. Son triptyque hommage à Falardeau est certainement l’élément le plus agréablement surprenant de l’opus, mais cela reste difficile à apprécier hors de ce contexte particulier.  Archives, explorations et autres bizarreries (Best of 2005-2010) rappelle aussi qu’il est bien meilleur compositeur et musicien que chanteur.

L’album est disponible sur la page Bandcamp de l’artiste.

À écouter : Tabarnak! (Falardeau 1), Drum Machine

7,7/10

Par Olivier Dénommée

Une réflexion au sujet de « Archives, explorations et autres bizarreries (Best of 2005-2010) – Oli Laroche »

  1. Les mots, la poésie et la musique sont, selon moi, plus important que la voix qui les chante. Nous avons plusieurs exemples d’auteurs-compositeurs-interprètes d’ailleurs au Québec qui ont fait notre renommé. C’est comme dire qu’une personne n’est pas belle parce qu’elle n’est pas bien habillée.Encourageons notre relève pour qu’elle ait les moyens de se payer des enregistrements de qualité. J’applaudis le courage et la détermination de tous ces jeunes qui travaillent d’arrache-pied pour que leurs rêves deviennent réalité avec des moyens de peut de chose.

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