Monolith of Inhumanity – Cattle Decapitation

cattle-decapitation-MonolithSorti le 7 mai 2012

Un vieux dicton du métal dit que plus le logo d’un groupe est illisible, plus le groupe joue de la musique extrême. Dans le cas de Cattle Decapitation, le logo, malgré son niveau de lisibilité acceptable, témoigne que ce groupe joue dans les extrêmes. Très extrême même. J’ai rarement écouté de la musique aussi extrême à vrai dire. Son niveau d’extrême est comparable à celui des Napalm Death ou Job for a Cowboy à leurs débuts.

Monolith of Inhumanity, sorti en 2012, est le sixième album du groupe et considéré par plusieurs fans comme étant son meilleur à ce jour (note : il faut prendre ça d’un point de vue actuel, c’est à dire en mai 2015, donc avant la sortie très anticipée de son septième opus, prévu pour plus tard cette année).

Ce genre d’extrême n’est décidément pas ma tasse de thé! Très rapide, peu mélodique, cacophonique à plusieurs endroits! D’un autre côté, moi pour qui le dernier album de ce genre que j’ai écouté est Scum, le «légendaire» (que j’ai détesté) premier opus de Napalm Death, je dois dire que j’avais presque peur de retrouver dans Monolith of Inhumanity le même niveau de production dégueulasse, de composition sans but et qui part dans tous les sens. Effectivement, j’ai retrouvé certains des codes classiques du grindcore, comme les blasts beats, le pig squeal ou les changements de tempo plutôt étranges, mais également quelques éléments de death metal plus classiques disséminés dans les compositions.

Un autre point agréable est la qualité d’exécution des musiciens qui, malgré l’étrangeté de certains passages, voire de certaines chansons, arrivent à tout faire tomber pile sur le tempo à la note près. Les solos et mélodies (car oui, il y a quelques passages plutôt mélodiques dans cet album) s’amalgament très bien avec le… reste.

Les compositions possèdent également une grande profondeur, répétant rarement deux fois le même riff, même au sein d’une chanson, mais d’un autre côté, les changements de riff coulent naturellement, permettant à chaque chanson de former un tout distinct plutôt qu’un mélange de riffs incohérent. Le chanteur, par contre, fait des trucs vraiment bizarre avec sa voix…

Bref, un album très complet qui sonne comme une tonne de briques que je recommande fortement aux amateurs de grindcore et de deathcore, mais également à essayer pour les fans de death metal plus classique. De mon côté… j’ai pas aimé! Ça arrive!

À écouter: Dead Set on Suicide, Forced Gender Reassignment, Your Disposal

7,8/10

Par Sacha Dürig

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