Another Eternity – Purity Ring

Purity RingSorti le 27 février 2015

Le duo edmontonien Purity Ring met de l’avant une voix féminine un peu juvénile (mais pas autant que celle de Lauren Mayberry de Chvrches), et une musique électropop accessible, avec des clins d’œil plus house à l’occasion.

Cet album, relativement bref (35 minutes), s’écoute presque tout seul pour un amateur de synthpop. Hearthsigh débute le tout avec des un bon équilibre entre les percussions solides et les mélodies envoûtantes. Dans un tempo à peu près pareil, on passe à Bodyache. Le refrain chargé (et efficace) est l’élément qui lui permet le plus de se démarquer. Le pont (qui crée une montée jusqu’au dernier refrain) est aussi bien fait. Par contre, ces ceux premières chansons sont plutôt lentes, surtout pour de la musique électro!

C’est Push Pull, premier single de l’album, vient remédier à la situation. Sans tomber dans de la musique vraiment rapide, on sent plus de drive dans la composition, avec un bon mélange entre les passages minimalistes (percussions et voix) et ceux plus chargés (avec de lourds coussins harmoniques).

Premier moment inquiétant de l’opus : le début de Repetition. On se croirait presque dans une chanson d’un rappeur qui passe à la radio, jusqu’à ce que la vraie musique commence. Fiou, nous revoilà dans un électropop plus confortable, quoique plutôt lent. Par contre, on répète l’expérience à Stranger Than Earth, qui vient nous hanter cette fois plus longtemps. Purity Ring essaie de faire «autre chose» est une chose, qu’elle fasse du Pitbull en est une autre! Plus loin, Dust Hymn et Flood on the Floor font aussi une incursion dans une musique proche du hip-hop, avec un peu plus de succès.

La chargée Begin Again est devenue un autre single de l’album. Avec un côté presque fantomatique, elle offre une belle montée en intensité à travers la chanson. Aisément une des pièces les plus fortes de l’album.

Sea Castle présente quelques belles variations, passant d’une musique assez ambiante, à quelque chose de plus agressif et chargé. Cela mène à la dernière, Still In Woe. La chanson qui a probablement inspiré la pochette. Le reverb est mis au maximum ici, avec une musique rêveuse. L’arrivée des percussions électroniques casse un peu cette énergie, malheureusement : on aurait probablement mieux apprécié une finale pleinement assumée dans une pop ambiante, même si le résultat n’est pas complètement désagréable.

Pour ce qui est des paroles, beaucoup de répétitions sont entendues à travers l’opus. Quelques pièces sont plus poétiques, mais reconnaissons que ce qui fait l’intérêt de l’album Another Eternity, c’est surtout sa progression musicale. Les paroles sont un petit plus, mais n’auront probablement qu’un impact minimal sur l’appréciation de l’œuvre.

Si l’album s’écoute sans mal du début à la fin, il n’est pas si agréable à trop écouter en boucle. Les mélodies, surtout dans les refrains, sont accrocheuses, mais le tempo lent presque du début à la fin rend le tout plus lourd après quelques écoutes. Les chansons, individuellement, sont plus intéressantes que l’ensemble, auquel il semble manquer quelque chose…

À écouter : Bodyache, Push Pull, Begin Again

7,1/10

Par Olivier Dénommée

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