Hang – Lagwagon

lagwagon hangSorti le 28 octobre 2014

Lagwagon fait partie de ces groupes qui se trouvent à la frontière entre la renommée et l’underground. Son album qui s’est le mieux vendu, Trashed, est sorti en 1994, la même année que Dookie de Green Day et Smash de The Offspring, hissant le groupe dans la culture mainstream. Le succès du groupe n’a cependant pas duré très longtemps, d’abord de par son refus de signer sur un gros label (tous ses albums sont sortis sur Fat Wreck Chords), mais également par les deux hiatus que le groupe a vécus.

Hang, sorti en 2014, est le huitième effort du groupe et, franchement, pas le meilleur. Je ne ferai pas de comparaison approfondie avec le reste de son catalogue, car je ne le connais pas beaucoup, mais il n’en demeure pas moins que j’ai déjà écouté de meilleurs albums punk et pas que des vieux (Transmission.Alpha.Delta de Strung Out, sorti en 2015, fait partie de mes albums punk préférés).

Ce qui tire le plus l’album vers le bas est sa répétitivité. Non seulement beaucoup de chansons se ressemblent, mais en plus tout au long j’ai eu l’impression d’avoir déjà entendu tout ça quelque part. Western Settlements, Drag et In Your Wake représentent le plus ce problème. Autre constat : les rythmes à la batterie sont quasiment les mêmes tout au long de l’album avec une vitesse variable. Ça en devient vraiment lourd à la fin.

Certains morceaux, comme Made of Broken Parts, semblent avoir été coupées en pleine chanson, ce qui laisse l’auditeur sur sa faim. Peu d’intros, on entre directement dans la chanson, ce qui s’est avéré parfois une qualité, parfois un défaut.

Cog in the Machine ressort du lot, car le riff de guitare rentre dedans et ne passe pas inaperçu comme dans trop de chansons. Une autre exception agréable : One More Song, dont le piano et le rythme ternaire sur le pont tranche avec le reste.

Sinon, on a droit à un album générique et sans intérêt si on n’est pas un amateur de punk. Si vous voulez découvrir le punk, écoutez les albums sortis en 1994, ceux-là valent beaucoup plus le détour.

À écouter : Made of Broken Parts, Cog in the Machine, One Last Song

6/10

Par Sacha Dürig

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