Korn – Korn

Korn KornSorti 11 octobre 1994

Impossible de passer à côté du premier album de Korn lorsqu’on parle de nu-metal. Sorti en 1994, il a non seulement lancé les prolifiques carrières du groupe et de son producteur (Ross Robinson qui produira par la suite d’autres albums du groupe en plus de Slipknot, Machine Head, Sepultura, Limp Bizkit et bien d’autres), mais, avec des groupes comme Rage Against the Machine et Lofofora, a aidé à démarrer un tout nouveau genre de métal qui deviendra très populaire dans les années suivantes avec des groupes comme Slipknot, Limp Bizkit ou encore Linkin Park.

Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à trouver un album aussi original que celui-ci. Loin d’être mon préféré globalement (ce ne sont que mes goûts), il n’en reste pas moins un album s’inscrivant très bien dans son temps et qui mérite l’appellation de mémorable.

Korn a toujours été reconnu comme étant un groupe très groovy. Ce groove qui fait sa marque de commerce naît avec son album éponyme et en fait sa plus grande qualité. Malgré une étiquette métal qui lui est attribuée, on sent que les influences ayant permis la création de cet album ne proviennent pas de ce genre.

Juste le chant de Jonathan Davis ne cherche pas à se limiter. De sa voix parfois plus claire à des cris, des chuchotements, voire des influences vaguement jamaïcaines sur Ball Tongue, contribue beaucoup au son unique du groupe. La section rythmique est, de son côté, assez épurée, rappelant vaguement la musique rap ou hip hop. Les guitares, de leur côté, subissent le même genre d’épuration que la section rythmique. Exit les solos à la Van Halen ou les riffs rapides à la Metallica (pré-1990, on s’entend). Les guitares visent bien plus à soutenir le propos de la chanson qu’à lui voler la vedette.

Bref, je n’en dirai pas beaucoup plus, car cet album a jusqu’à maintenant passé l’impitoyable épreuve du temps et est à présent tellement connu, tant au sein du genre que dans la culture mainstream, qu’il est difficile d’ajouter quelque chose de plus à ce qui a déjà été dit. Cette critique, à défaut d’être une réelle critique d’album, sert plus à démontrer à quel point cet album est un point tournant dans l’histoire du métal.

À écouter : Ball Tongue, Shoots and Ladders, Daddy

8/10

Par Sacha Dürig

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