ENTREVUE : Zeds Dead : «Le dubstep survivra»

Zeds Dead photo (Courtoisie Zeds Dead)Par Samuel Lamoureux

Ils sont juste là, reposant dans leur loge de tournée, Zeds Dead, le duo bien connu de dubstep canadien. Calmes et affables, rien ne semble pouvoir inquiéter autant Zach Rapp-Rovan, dit Hooks, et Dylan Mamid, dit DC. Rencontrés lors du passage du Full Flex Express Tour à Montréal mettant en vedette Jack Ü, ceux-ci semblaient encore impressionnés par la foule du Festival d’été de Québec, 40 000 personnes réunis pour leur passage.

«Honnêtement on est rendus au stade où on fait ce qu’on veut, lance Hooks. D’un côté, on sort beaucoup de choses sur Mad Decent (la maison de disque de Diplo), mais on n’a aucun engagement avec eux. On reste là parce que c’est un peu notre famille.»

Ceux-ci sont confiants face au futur. Fonder leur propre maison de musique? Sans doute. Enregistrer d’autres collaborations? Déjà fait, une centaine de productions sont encore inédites, rappellent-t-ils, dont une très attendue qui mettra en vedette la chanteuse Kiesza.

La mort du Dubstep

Alors que plusieurs commentateurs voient déjà le dubstep comme chose du passé – le producteur Getter a même intitulé une de ses dernières chansons Dubstep is Dead – le duo ontarien ne s’en ronge pas les ongles. Si le nom est appelé à disparaître, ses répercussions sont indélébiles. «L’influence et l’importance du dub est beaucoup plus dans le tempo que dans le son général. Beaucoup d’artistes et de nouveaux genres ont des influences dubstep, sans vraiment s’en réclamer», explique Hooks. Citant des nouveaux styles tel le Future Bass, ou encore le Neuro Trap, le producteur est convaincu que le fameux rythme 140bpm est là pour rester.

«Il y a deux ans, plusieurs voyaient déjà le dubstep en panne complète et le trap est venu changer complètement la donne, rappelle DC. Tous les artistes suivant la Bass Culture ont désormais du trap dans leur prestation.» Zeds Dead avait lui-même suivi le mouvement en sortant Ratchet, son hymne trap, il y a deux ans.

Splendeurs et misères de l’EDM

À leur début dans le monde de la musique électronique en 2009, il était encore impossible de voir des dizaines de milliers de personnes se réunir pour l’EDM (Electronic Dance Music). Avec la venue des Skrillex, Diplo et autres, la  scène électronique canadienne a bien évolué, pour le meilleur et pour le pire.

«Le développement de la scène EDM aide tous les artistes proche du genre comme nous, même si ce style peut être parfois terriblement mainstream et peu étoffé», croit Hooks. Bien que le duo aime toujours voir plus de gens lors de leurs concerts, ceux-ci ne se réclament pas des grands festivals électroniques couvrant maintenant l’ensemble de la planète. «C’est aussi trop littéral, souligne DC. Comme si la musique électronique était uniquement pour danser».

Le groupe ne se plaindra toutefois pas des foules monstres de cette tournée; il est bien loin l’époque où celui-ci se contentait du Club 751, à Toronto, une fois par semaine.

(Photo : Courtoisie Zeds Dead)

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