Raw Power – The Stooges

iggy-and-the-stooges-raw-powerSorti le 7 février 1973

The Stooges est souvent considéré comme LE groupe de punk avant l’heure. Du protopunk, comme ils sont officieusement classés. Rock particulièrement agressif pour l’époque, bris d’instruments sur scène (le cliché du guitariste qui brise sa guitare sur scène après un concert vient de ce groupe) ou encore l’attitude imprévisible de son célèbre chanteur Iggy Pop sur scène (torse nu constamment, il lui arrivait de couvrir son torse de beurre d’arachide ou encore de se tailler avec du verre sur scène), plusieurs facteurs ont contribué à l’influence du groupe.

Raw Power, à sa sortie, fut un échec commercial. C’est avec le temps, et surtout avec l’émergence du punk dans les années 70, que l’album acquit un statut de culte de par son influence sur les premiers groupes punk.

Petite note : je n’appellerai pas le groupe Iggy and the Stooges, car le groupe à la base s’appelait The Stooges, mais la carrière solo d’Iggy Pop a connu un tel succès qu’il est devenu une icône bien plus grande que celle de The Stooges, d’où le nom Iggy and the Stooges.

Le son de l’album sue le début des années 70 et la qualité de production conséquente fait qu’on a un son particulièrement cru qui donne l’aspect à la fois lourd et naturel de Raw Power. La naturalité du son fait en sorte que même les erreurs, comme un léger trébuchage de la batterie sur I Need Somebody, a fini par rester sur le CD.

Contrairement au statut du groupe, on est loin de trouver un album punk sur Raw Power. Il s’agit de bon vieux rock ’n’ roll comme il ne s’en fait plus aujourd’hui. Cependant, on sent une énergie, une agressivité se dégageant du groupe qui fait très punk, et ce, dès la première pièce de l’opus, Search and Destroy.

La voix d’Iggy Pop sonne vraiment différent des chanteurs classiques rock de l’époque et contient des cris et des passages rauques beaucoup plus proches de styles comme le punk ou même le métal que du rock traditionnel.

James Williamson, le guitariste, se donne à fond, avec des solos et mélodies du tonnerre qui ajoutent à cette zone grise entre le early punk et le rock ’n’ roll qu’est Raw Power.

L’album ne contient que huit chansons, mais chacune d’entre elles est bien composée et jouée avec une fougue, une énergie, une puissance digne des gros noms du rock de l’époque. Bref, un bijou trop méconnu des mélomanes modernes.

À écouter : Search and Destroy, Your Pretty Face is Going to Hell, Death Trip

8,5/10

Par Sacha Dürig

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