Shadows of the Dying Sun – Insomnium

Insomnium shadowsSorti le 25 avril 2014

Un autre excellent représentant de la scène mélo-death finlandaise, Insomnium roule sa bosse depuis la fin des années 90. Shadows of the Dying Sun, son sixième album, sort en 2014 et continue de démontrer la maturité grandissante du groupe.

Moins glauque musicalement que l’album New World Shadows d’Omnium Gatherum, cet opus exploite tout de même des thèmes assez sombres, la mort en tête. Le tout étant appuyé d’une musique à la fois mélodique et sombre.

Alors que certaines chansons, comme While We Sleep et Black Heart Rebellion jouent abondamment sur ce côté sombre, certaines, comme Lose to Night (malgré le titre) semblent refléter une lueur d’espoir… avant de retomber dans les ténèbres.

La plupart des chansons de Shadows of the Dying Sun se font lentes. On cherche à mettre l’accent sur le côté plus doom metal de certaines chansons avec des riffs lourds, tout en y superposant des mélodies qui transportent chaque chanson dans son propre univers. Sur While We Sleep, par exemple, on n’hésite pas à utiliser une harmonie de voix claires, donnant l’impression d’entendre une marche funéraire en action. Idem pour The Promethean Song, qui possède un peu les mêmes caractéristiques.

Ephemeral est sans contredit ma chanson préférée de l’album. Une guitare d’intro plutôt inquiétante, un refrain accrocheur sans tomber dans la facilité, on a droit à un morceau défoulant qui, tout en poursuivant sur la lignée thématique de l’opus, défoule et fait du bien.

Si l’album est très bon, il n’est toutefois pas parfait. La première pièce, The Primeval Dark, est trop longue pour ce qu’elle apporte et, comme elle sert un peu d’intro à While We Sleep, aurait facilement pu être épurée d’une minute sans amputer le propos de la chanson. Certains passages se ressemblent au fil de l’album. À force d’aborder la même thématique tant dans les paroles que musicalement, on prend le risque de se répéter et Shadows of the Dying Sun passe proche de tomber dans la redondance, avec des chansons comme Lose to Night ou Ephemeral pour faire différent à l’occasion.

Sinon, ça demeure un très bon album, très recherché musicalement, très complet et, malgré ses failles, mérite d’être écouté au moins une fois par les fans de musique à la fois extrême et mélodique.

À écouter : Black Heart Rebellion, Lose to Night, Ephemeral

8,5/10

Par Sacha Dürig

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