Existence is Futile – Revocation

Revocation Existance is futileSorti le 29 septembre 2009

Revocation est un groupe américain qui combine death et thrash metal mené par le chanteur et guitariste David Davidson, un ancien étudiant du Berklee College of Music, l’école de musique prestigieuse qui a été entre autres fréquentée par tous les membres de Dream Theater ainsi que bien d’autres musiciens connus dans divers domaines musicaux.

Oui, le mélange de death et de thrash donne quelque chose de globalement brutal. Cependant, on a ici la preuve que brutal ne veut pas dire dénué de mélodies. David Davidson est décidément un as de la guitare et il est déterminé à nous le prouver dans chacune des pièces avec des riffs complexes et tranchants ainsi que des solos et mélodies puissants et travaillés.

Cet album est tout simplement excellent. De A à Z, j’ai eu du plaisir à l’écouter. Outre la guitare, maniée d’une main de maître, la section rythmique, même si elle ne fait globalement qu’appuyer Davidson, réussit très bien son mandat, surtout la batterie qui ajoute une touche de brutalité supplémentaire.

Par contre, au milieu de cette agressivité, on trouve une touche de progressif, présente un peu partout, mais surtout dans les chansons plus longues, comme la pièce de clôture, The Tragedy of Modern Ages. Les moments plus progressifs permettent à l’album de se renouveler, les compositions prenant ainsi des risques qui paient au final.

Est-ce qu’Existence is Futile est dénué de défauts? Non. La première moitié de la chanson-titre est plutôt redondante et, malgré que le reste de la pièce compense, il n’en reste pas moins qu’elle met trop de temps avant de démarrer. The Brain Scramblers sonne plutôt étrange et ne m’a pas particulièrement plu. Pareil pour Dismantle the Dictator.

Malgré tout, on a droit à de l’excellent thrash metal mélangé à du death metal et, surtout, très bien composé car, malgré que je trouve certaines chansons moins bonnes, leur composition n’est pas faible pour autant. David Davidson n’hésite pas à prendre des risques afin de varier les pièces et, globalement, il s’agit d’un effort payant.

À écouter : Enter the Hall, Anthem of the Betrayed, The Tragedy of Modern Ages

8,2/10

Par Sacha Dürig

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