Reincarnate – Motionless in White

Motionless-In-White-Reincarnate-coverSorti le 15 septembre 2014

Groupe relativement jeune, Motionless in White a rapidement gagné en popularité de par un son particulier mélangeant metalcore, musique électronique et éléments gothique. Reincarnate, son troisième effort, a reçu des critiques légèrement inférieures qu’Infamous, son précédent album, mais il a tout de même reçu de bonnes critiques.

De mon côté, j’ai bien apprécié l’opus. Je m’attendais à du gros metalcore crasse et inintéressant. J’ai été surpris de l’originalité qui s’y dégage. Je n’ai pas écouté les deux autres albums de Motionless in White, donc je ne peux juger de l’évolution du groupe au fil du temps.

Le groupe a clairement des influences de groupes industriels américains comme Rob Zombie ou, moins subtilement cachées, de Marilyn Manson. Cependant s’y intègrent également des influences de Cradle of Filth, surtout sur Puppets 3, chantée en duo justement avec Dani Filth (le chanteur de Cradle of Filth) dont le début est calqué du style du groupe de black/thrash.

Sur Reincarnate, on sent la volonté de se détacher du metalcore classique tout en y conservant certains éléments. La chanson-titre, entre autres, est un hymne à bouger rappelant l’œuvre plus récente de Marylin Manson. Unstoppable va également dans ce sens.

De l’autre côté, on trouve des morceaux qui plongent à fond dans l’électronique, délaissant même le métal parfois. Wasp, c’est toi que je regarde! J’ai détesté cette chanson. On aurait dit l’intro d’un jeu Saints Row! Wasp constitue l’exemple le plus «extrême», mais presque toutes les chansons ont des parties plus ou moins longues qui relaient sur les effets des synthétiseurs de Josh Balz.

Sinon, Chris Motionless arrive à créer des hymnes accrocheurs qui défoulent, comme Everybody Sells Cocaine ou Generation Lost. Ces chansons, loin d’être commerciales, font partie du style que Motionless in White cherche à développer dans cet opus, un style s’éloignant des canons du genre.

En revanche, certains clichés, comme les breakdowns caractéristiques de la musique core, ne disparaissent pas totalement. Contemptress en contient un particulièrement bizarre, car il semble tomber dans le dubstep plus que le metalcore pur et dur.

Du début à la fin, cependant, il y a des chansons dignes d’être entendues. On n’a pas droit à quelque chose de disparate dans lequel toutes les bonnes chansons sont dans une moitié. Ici, la liste de morceaux a été bien balancée et donne un opus relativement équilibré et agréable à écouter. Un peu d’air frais pour un genre qui en a besoin.

À écouter : Reincarnate, Puppets 3 (The Grand Finale), Generation Lost

8/10

Par Sacha Dürig

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s