Slipknot – Slipknot

slipknot slipknotSorti le 29 juin 1999

PETITE NOTE AVANT DE COMMENCER : La version de l’album que j’ai écoutée est la réédition qui ne contient pas les pièces Frail Limb Nursey et Purify, qui, à l’époque avaient été retirées en raison de problèmes légaux autour des chansons. Elles avaient été remplacées par Me Inside et, suite à la victoire en procès, ont pu être de nouveau jouée en concert.

Slipknot est certainement l’un des groupes ayant le plus fait entendre parler de lui au courant du 21e siècle (même si son premier album est sorti en 1999), et avec raison!

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais entendu un groupe avec un son similaire à celui du groupe et, encore aujourd’hui, je n’en trouve pas! Probablement qu’il en existe ou qu’il y en a des variantes, mais un groupe aussi innovateur que Slipknot, c’est difficile à trouver.

Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, le premier album du groupe a eu un impact significatif dans le monde du métal, aidant grandement à lancer la New Wave of American Metal, qui inclut d’autres groupes, comme Lamb of God, Mastodon, System of a Down, etc.

Slipknot se tient à la frontière entre plusieurs styles, comme le death metal, le metalcore, le nu-metal et le groove metal. C’est ce qui rend cet album (et le groupe) si spécial : il est difficile de les classer. En entrevue, Corey Taylor, le chanteur, a lui-même dit que le groupe n’a pas de genre spécifique associé à sa musique, qu’il était là surtout pour «casser la baraque» (l’entrevue a été traduite en France, donc je n’ai pas l’extrait original pour traduire moi-même).

Déjà, en écoutant l’album, ce qui saute aux yeux est le talent, la volonté et l’énergie des musiciens. Chacun d’entre eux se donne à 110% et on a un rendu à la fois brut et peaufiné. La plupart des chansons, comme (Sic), Eyeless ou Surfacing se font crues, rudes. Pas de place pour la subtilité et pour les mélodies, sauf dans Wait and Bleed, qui se démarque du lot tout en étant dans le style du groupe.

La présence d’un batteur (Joey Jordison) et de deux percussionnistes (Chris Fehn et Clown Crahan) fait en sorte que la musique du groupe est conduite par la section rythmique bien plus que par les guitares. Ce qui ajoute encore plus de personnalité à Slipknot est la présence d’un DJ, Sid Wilson, et de 133 Jones, qui s’occupe des samples. Combiné à deux guitaristes en pleine forme, Mick Thomson et Jim Root, et d’un excellent bassiste, Paul Gray, on a un groupe prêt à tout casser.

Bien que je ne sois pas fan du groupe, je ne peux que lever mon chapeau devant l’innovation que représente cet album. Je ne le réécouterai peut-être pas en boucle, mais je m’en souviendrai longtemps, surtout parce qu’à ce que je sache, ce son n’a jamais été reproduit à ce jour (excepté dans les autres albums de Slipknot).

À écouter : (Sic), Wait and Bleed, Surfacing

8,2/10

Par Sacha Dürig

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