Meliora – Ghost

ghostmelioraSorti le 21 août 2015

Je connaissais déjà Ghost (qui officiellement n’est plus obligé d’utiliser B.C. dans son nom en Amérique du Nord) de réputation, sa popularité grandissant à chaque année. Cependant, les quelques chansons que j’avais entendues ne m’ont pas intéressé plus que ça. Par contre, après avoir écouté Meliora, son troisième opus, je dois dire que ça m’a agréablement surpris.

Spirit, qui ouvre le bal, démarre sur un genre de gospel glauque et démarre ensuite sur un rythme atypique. Déjà, on voit ce qui fait la réussite de cet album : les mélodies vocales qui pilotent la pièce en plus du clavier qui agrémente les guitares et la section rythmique.

From the Pinnacle to the Pit, beaucoup plus métal, est immédiatement venue me chercher avec son super riff de guitare rythmique et les mélodies et solos de la guitare lead. Le refrain est également excellent.

Le premier single de l’album, Cirice, poursuit dans la grande tradition du groupe tout en montrant sa maturité grandissante au fil du temps. Elle m’a rappelé une version plus agressive de Year Zero, du second album. Excellente chanson et le vidéoclip est également beau à voir.

Spöksonat sert d’interlude, le premier des deux présents sur Meliora et pourrait facilement faire partie de la trame sonore d’un film d’horreur. Une guitare acoustique qui s’amuse avec les tritons, ça sonne maléfique.

He Is, la «ballade» de l’album, poursuit un peu le chemin amorcé par Spöksonat avec la guitare acoustique qui mène le bal. Le paradoxe issu du mélange des thèmes maléfiques avec la voix relativement douce de Papa Emeritus III tout au long de l’album peut sembler étrange, mais, comme pour le black métal joyeux de Deafheaven, ça marche très bien.

On s’enfonce pas mal plus dans les ténèbres avec Mummy Dust, probablement la pièce la plus agressive et la plus sombre de l’opus. Beaucoup plus axée sur le métal que le hard rock habituel, elle en fera certainement headbanger plus d’un en spectacle.

Majesty est la seule chanson de l’album que je n’ai pas aimée. Elle n’est pas si mal et reste dans le style du groupe tout en se faisant volontairement plus mainstream, mais je n’ai pas accroché.

Le second interlude, Devil’s Church, fait très bien le pont entre les deux derniers tiers de l’opus avec sa parodie de musique gospel. J’ai aimé. J’aurais cependant aimé qu’elle serve réellement d’intro à la pièce suivante.

Absolution est un autre point fort de Meliora. On dirait une bien meilleure version de Majesty. Encore une fois, le pianiste se gâte et sa contribution ajoute un panache inatteignable autrement.

Deus In Absentia termine l’album en beauté. J’aime les paroles, très glauques, très apocalyptiques, mais chantées comme une invitation à danser, invitation à laquelle se joignent les musiciens, avec un effet de douce fin du monde réussi.

Bref, on a droit à un très bon album de la part du groupe suédois, qui est probablement ma découverte de l’année ou du moins dans mon top trois.

À écouter : From the Pinnacle to the Pit, Cirice, Deus In Absentia

8,8/10

Par Sacha Dürig

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s