Lunar Strain – In Flames

Lunar-Strain-coverSorti le 1er avril 1994

In Flames est un de ces groupes au parcours musical un peu étrange. Plusieurs, surtout les fans de première heure, diront que ce n’est pas le même groupe derrière Lunar Strain (sorti en 1994) et Siren Charms (sorti 20 ans plus tard). Techniquement, non, car les deux opus sont sortis sous l’étiquette In Flames, mais en pratique, l’alignement qui a enregistré Siren Charms ne comporte aucun membre qui a enregistré Lunar Strain.

Donc on a ici un groupe de jeunes motivés qui veulent faire du death métal qui sort des standards de l’époque, établis surtout par des groupes américains comme Death ou Cannibal Corpse. Le but de Jesper Strömblad était d’intégrer des mélodies au death métal, un peu comme leurs compatriotes de Carcass avaient commencé à faire.

Un point intéressant dans cet album est qu’il brouille les limites avec d’autres genres, entre autres le black métal et le folk métal. Que ce soit la voix très criarde de Mikael Stanne, qui deviendra la signature de Dark Tranquility quelques années plus tard, ou encore la chanson Hårgalåten ainsi que le début de Starforsaken, qui sonnent folkloriques à souhait.

La plus grosse force de cet opus demeure cependant les mélodies. À la fois puissantes et inspirantes, elles pavent la voie pour la vague de death mélodique suédois qui prendra son envol un peu plus tard. Aucune pièce ne sert de remplissage. La qualité des musiciens fait également justice aux mélodies, en particulier les guirates de Strömblad et Glenn Ljungström.

Est-ce un album parfait? Non. Les deux premières pièces, Behind Space et Clad in Shadows, sonnent un peu cacophonique et la fin de Upon an Oaken Throne est abrupte, surtout pour clore un album ce n’est pas l’idéal. [NDLR : Il semble y avoir une erreur dans l’ordre des chansons : Upon an Oaken Throne est l’avant-dernière piste, et Clad in Shadows, la toute dernière de l’opus] Cependant, reste qu’on a droit à quelque chose de superbe. Ce ne sont pas tous les groupes qui peuvent se targuer d’avoir un aussi bon premier album.

À écouter : Behind Space, Starforsaken, Everlost (Part I et Part II)

8,5/10

Par Sacha Dürig

(Modifié le 22 mars 2016)

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