Times Infinity Volume One – The Dears

The dears times infinitySorti le 25 septembre 2015

Depuis vingt ans, le band montréalais offre une musique indie-rock entraînante. La nouvelle offrande du band, sa sixième, poursuit volontiers dans cette vague. Un album décrit par le band comme «raffiné mais relax» et qui se veut effectivement plutôt facile d’approche, quoiqu’un peu lent à vraiment développer ses compositions.

L’opus démarre rapidement avec We Lost Everything. Un début chargé qui met de l’avant les guitares puis les accents de synthés avec les voix. Après 1 minute 20, le build-up se poursuit mais ne devient vraiment accrocheur que dans le dernier tiers de la chanson. Quant à I Used to Pray for the Heavens to Fall, cela prend une bonne minute avant de véritablement commencer, mais qui vaut bien l’attente avec, notamment, un solo explose à la fin.

Le début de To Hold and Have joue un peu trop avec les faders, et on se demande de la pertinence de cette utilisation. Sinon, la chanson est plus douce, et si elle ne durait pas cinq minutes et demie, on pourrait croire à une petite interlude douce et romantique. Il y a eu quelques longueurs ici.

La première piste où le riff semble accrocheur dès les premières secondes est Here’s to the Death of all the Romance. Une chanson chargée musicalement, avec une ligne vocale qui m’a vaguement rappelé du The National (en réécoutant l’album, on réalise que ces rapprochements peuvent se faire à plus d’un endroit). Plus dansant et presque funky à la Red Hot Chili Peppers, Someday All This Will be Yours est tout aussi efficace.

En fait, autant la première moitié de l’opus prend du temps avant d’accrocher l’oreille, autant la seconde partie va droit au but et vise dans le mille presque coup sur coup. Et que dire de la finale Onward and Downward, qui semble inclure à peu près toutes les forces de l’opus? Voix accrocheuse, build-up efficace (mais pas trop long à venir) et arrangements qui touche à tout avec parcimonie. C’est avec le sourire qu’on finit l’album.

Le sixième opus de The Dears ne manque pas de bonnes idées, mais il faut attendre à la deuxième moitié de l’album pour qu’elles se développent pleinement. Sinon, malgré quelques longueurs, l’album s’écoute tout seul et devrait satisfaire les amateurs qui suivent le groupe depuis plusieurs années. Reste à voir si The Dears ira ailleurs pour la suite de Times Infinity. C’est à suivre!

L’album est disponible sur Bandcamp.

À écouter : Here’s to the Death of all the Romance, Someday All This Will be Yours, Onward and Downward

7,4/10

Par Olivier Dénommée

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