Elements – Ludovico Einaudi

ludovico_einaudi_-_elementsSorti le 16 octobre 2015

Le nom de Ludovico Einaudi a de moins en moins besoin d’être présenté. Ce compositeur et pianiste italien a connu le succès grâce à quelques-unes de ses bandes sonores (pensons à Intouchables ou à J. Edgar), mais aussi grâce à ses albums en solo, dont l’excellent In a Time Lapse paru il y a plus de deux ans. Elements représente, pour le compositeur, une espèce de renouveau dans ses sonorités.

Une brève écoute de l’opus suffit pour le confirmer : Einaudi nous transporte dans un nouveau voyage, un voyage dense en musique et en émotions qu’est ce nouvel album de 12 pistes. Dans In a Time Lapse, on sentait les émotions en montagnes russes au fil de l’écoute, et l’expérience se veut similaire ici aussi.

Comme on a l’habitude, cet album débute en douceur avec Petricor. En plus de son piano, et des cordes qui sont devenues des alliées récurrentes de ses compositions, Einaudi compte également la présence du violoniste Daniel Hope pour ajouter à l’intensité en crescendo à travers cette première pièce. Cela suffit pour nous convaincre : Einaudi est en pleine forme.

Cela se confirme au fil de l’album, qui reprend le style de mélodies qui ont fait la renommée de l’artiste. Night en est un parfait exemple, avec des lignes de piano qui trahissent la signature du compositeur et de très belles montées au violon. Ajoutons à cela quelques sons électroniques en fond (qui auraient quand même pu être plus discrets pour permettre de mieux apprécier le reste) et le portrait est assez complet. On met essentiellement de l’avant les pièces plus mélancoliques qui penchent vers l’introspection (Drop, Four Dimensions, Numbers, Mountain, Logos, Song for Gavin…), avec, tout de même, quelques belles montées dispersées par-ci par-là à travers l’album.

Notons la pièce-titre Elements, qui démarre très lentement, mais qui incorpore chacun leur tour les «éléments», résultant d’une belle montée vers la finale, qu’on aurait pu s’attendre à plus explosif. La pièce est aussi notable pour son utilisation rarissime de la guitare électrique et du Fender Rhodes.

Ludovico Einaudi n’ose pas autant un renouveau dans ses compositions, qui restent généralement dans un registre qu’il a souvent exploré au fil du temps, que dans son ouverture à inclure d’autres artistes et des plus grands ensembles pour l’aider à créer sa musique. C’est au niveau de l’instrumentation, plus riche que jamais, qu’il explore le plus. On sent que le Taranta Project sur lequel il a travaillé a peut-être eu une influence sur ce point.

Après quelques écoutes, on remarque finalement que l’album est une œuvre qui prend tout son sens dans son ensemble. Peu de pièces sortiront particulièrement du lot, mais forment ensemble toute la force de cet opus. Si on doit comparer Elements à In a Time Lapse, on note surtout que cet album est plus égal que le précédent, bien qu’on note une première moitié d’album un peu plus intense par moments.

Bref, un autre excellent album signé Ludovico Einaudi.

À écouter : Night, Four Dimensions, Song for Gavin

8,9/10

Par Olivier Dénommée

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