Un conte de fées – Angèle Dubeau et La Pietà

Angele Dubeau Conte de féesSorti le 9 octobre 2007

Bien que ce n’est que plus tard que la violoniste Angèle Dubeau et son ensemble à cordes La Pietà ont pris l’habitude d’offrir des albums thématiques pour un public toujours plus large, en 2007 elle a enregistré Un conte de fée, reprenant 18 pièces d’une douzaines de compositeurs qui l’inspiraient particulièrement avec ce thème.

Le thème du «conte de fée» a été exploité de façon très large ici, et on retient essentiellement les mélodies envoûtantes qui peuple l’album. À commencer par Summer de Joe Hisaishi. Une version berçante, qui se savoure les yeux fermés. La bonne nouvelle, c’est que presque toutes les pistes sont aussi agréables et inspirantes : l’exécution est, comme on s’y attend, impeccable et les arrangements, généralement très réussis.

Au menu, on retrouve aussi du Ennio Morricone (qui a signé nombre de trames sonores de westerns spaghettis), du François Dompierre, du Vivaldi, du Nino Rota (un autre habitué des bandes sonores), du Chopin, du Joaquin Rodrigo, du Manuel de Falla, du Gilles Ouellet et du Arvo Pärt. Rien de moins! Parmi les pièces plus connues, nous reconnaissons notamment Princess Mononoke (de Hisaishi encore), le fameux What a Wonderful World, le Love Theme du film Le Parrain (Rota), ou encore à peu près n’importe quelle œuvre de Morricone.

Notons aussi la pièce-titre A Fairy Tale, signée Dompierre, ou encore une Nocturne de Chopin, traditionnellement seulement au piano, qui a été interprétée avec finesse par La Pietà. Des œuvres ont aussi été écrites spécialement pour l’ensemble, comme Les beautés du diable (Dompierre) et Berceuse pour Angèle (Gilles Ouellet).

La finale de l’album, Spiegel im spiegel d’Arvo Pärt, offre une fin douce, pleine d’introspection. De quoi faire découvrir ce contemporain à ceux qui n’avaient pas encore tendu une oreille à sa musique.

Vraiment, la sélection des œuvres a été fait avec grand soin, et ça s’entend. L’esprit que l’opus dégage est, à plusieurs moments, à donner d’agréables frissons. Un conte de fée s’adresse principalement à deux auditoires : ceux qui souhaitent une belle musique, assez douce et inspirante; et ceux qui veulent découvrir ou redécouvrir de grands compositeurs, autant modernes que baroques (on remonte quand même à Vivaldi) qui arrivent à susciter autant d’émotions.

L’album est disponible sur le site d’Analekta.

À écouter : Summer, Princess Mononoke, Spiegel im spiegel

8,3/10

Par Olivier Dénommée

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